Marc Debrit, La guerre de 1870 : notes au jour le jour par un neutre (1871)
“ On ne peut s'empêcher d'être douloureusement et profondément ému en pensant aux dangers qu'un bombardement, général ou partiel, dût-il se borner aux forts extérieurs, peut faire courir à une ville de deux millions d'habitants. Les bombes et les obus sont des agents d'une destruction aveugle ; partout où ils frappent, ils portent l'incendie et la ruine ; ils atteignent le vieillard ou l'enfant inoffensif, aussi bien que le soldat dont le devoir est de donner et d'affronter la mort. Aussi n'est-ce pas sans une profonde émotion que l'on peut envisager l'idée d'un bombardement pro chain de Paris. ”
