Frontière suisse

Définition et enjeux

Anonyme Revue des Deux Mondes

Je ne sais, du reste, si nous avons beaucoup à désirer d’obtenir ce qui s’appelle une grande influence en Suisse. Notre intérêt n’est pas de conduire les Suisses, mais de faire que cette nation conserve sa force et son indépendance vis-à-vis de tout le monde ; car son utilité véritable et permanente est de nous servir de rempart et de frontière, et pour que ce résultat soit bien atteint, il faut qu’elle jouisse d’elle-même et ne dépende pas même de nous.
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La conférence (1860)

Quel avantage pourrait retirer un pareil État d'une augmentation de territoire? Aucun, évidemment, si ce n'est, comme dans le cas actuel, de conserver une frontière militaire nécessaire à la défense de sa neutralité.
Non ! la Suisse n'a ni le besoin ni le désir de s'agrandir. Elle se resserrerait bien plutôt, tant elle désire rester neutre, inaperçue et heureuse dans ses vallées, si ses frontières, si énergiquement tracées par la nature, le lui permettaient. Sous ce rapport, la presse française et avec elle l'opinion de ses lecteurs, a complétement fait fausse route.
Source : Gallica

La conférence (1860)

« La volonté des puissances est d'assurer à la Suisse une frontière naturelle et forte, qui puisse être défendue même contre des forces supérieures. » Il fut alors question, déjà lors du premier congrès de Paris, de restituer à la Suisse Genève, Neuchâtel, le Valais et la Valteline, et de porter ses frontières jusqu'aux hautes cimes des Alpes et du Jura, par l'annexion du Chablais, du Faucigny et du pays de Gex, de tout le bassin du Léman, et de lui confier la garde du passage du Simplon.
Source : Gallica

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