Résumé

La conférence (1860)

“ Quel avantage pourrait retirer un pareil État d'une augmentation de territoire? Aucun, évidemment, si ce n'est, comme dans le cas actuel, de conserver une frontière militaire nécessaire à la défense de sa neutralité.
Non ! la Suisse n'a ni le besoin ni le désir de s'agrandir. Elle se resserrerait bien plutôt, tant elle désire rester neutre, inaperçue et heureuse dans ses vallées, si ses frontières, si énergiquement tracées par la nature, le lui permettaient. Sous ce rapport, la presse française et avec elle l'opinion de ses lecteurs, a complétement fait fausse route.
”
Source : Gallica

La conférence (1860)

“ En présence de l'inquiétude qu'a donnée à l'Europe l'annexion de la Savoie et de Nice, de l'irritation produite en Angleterre et en Allemagne par ces annexions que lord Russell croyait « susceptibles d'être étendues dans « de vastes et dangereuses proportions, » la France comprendra qu'il est nécessaire de rassurer l'Europe, soit sur des éventualités imaginaires, soit surtout sur le maintien de la neutralité suisse, qui est sérieusement en question. ”
Source : Gallica

La conférence (1860)

“ « La volonté des puissances est d'assurer à la Suisse une frontière naturelle et forte, qui puisse être défendue même contre des forces supérieures. » Il fut alors question, déjà lors du premier congrès de Paris, de restituer à la Suisse Genève, Neuchâtel, le Valais et la Valteline, et de porter ses frontières jusqu'aux hautes cimes des Alpes et du Jura, par l'annexion du Chablais, du Faucigny et du pays de Gex, de tout le bassin du Léman, et de lui confier la garde du passage du Simplon. ”
Source : Gallica

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