Jean Huber-Saladin

Jean Huber-Saladin Le Comte de Circourt, son temps… (1881)

Frohsdorf apaisait chez lui ce que Paris et Berlin avaient trop agité. Il se demandait si le silence du respect ne l'avait pas mieux inspiré là que les velléités de ses conseils politiques. Le savant, sans être
trahi par l'histoire, l'accusait de le dérouter par ses brusques déraillements sur des voies complètement nouvelles. Car l'industrie et les audaces de la science annonçaient déjà des puissances de force à transformer la France, l'Europe et le globe entier, au moment où l'Empire rentrait en scène par l'arc de triomphe de l'Etoile.
Source : Gallica

Jean Huber-Saladin Les petits états et la neutralité continentale dans la situation actuelle de l'Europe (1866)

Toucher à l'honneur et à l'indépendance des petites nations, des petits États, des petits peuples, c'est briser l'arche sainte; c'est le sacrilège, c'est l'ingratitude pour les berceaux de la civilisation, la patrie des arts, le foyer des lumières, les refuges de la pensée. La Grèce antique, les républiques et les duchés d'Italie des xve et XVIe siècles n'étaient que de petits États. L'Europe leur doit la lumière, la renaissance des lettres et des arts. Le petit Portugal trouve la route des Indes
Source : Gallica

Jean Huber-Saladin Les petits états et la neutralité continentale dans la situation actuelle de l'Europe (1866)

Avant de rougir deux dernières fois les marches des Tuileries et du Louvre , le sang des Suisses, versé sur tous les champs de bataille de la France, avait puissamment contribué à sa grandeur et à l'unité dont elle est fière. La Suisse moderne elle-même a trop oublié qu'elle doit à ses capitulations le respect de sa neutralité pendant plus de deux siècles, son indépendance peut-être, la tradition de son esprit militaire et le renom d'honneur et de fidélité au drapeau qui lui restera comme une de ses gloires les plus pures.
Source : Gallica

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