Jean Huber-Saladin

Résumé

Jean Huber-Saladin Le Comte de Circourt, son temps… (1881)

Il communiqua aux jeunes de Circourt l'esprit de conduite et plus de sentiments que d'opinions. Mutilé sur le champ de bataille, l'honneur dominait tout chez lui ; ce fut la règle principale de ses jugements. Il exerça sur Adolphe une grande influence. Sa femme, qui chérissait ses neveux comme ses enfants, était toute en dévotion, en religion, en royalisme, en même temps qu'en dévouement et abnégation dans ses affections. C'était le cœur de sa vaillante tante, Mme de Perrinot, avec tout ce qui distingue la croix de l'église de celle du bivouac en plein champ.
Source : Gallica

Jean Huber-Saladin Le Comte de Circourt, son temps… (1881)

A la petite cour du roi Stanislas, transportée de Commercy à Lunéville, avec Voltaire, Boufflers, SaintLambert et la savante marquise du Châtelet, les lettres, la philosophie, la science et la galanterie avaient gravi si haut les pentes du Parnasse qu'elles s'y confondaient avec l'azur du ciel. La philosophie du temps ne fit école dans le duché que par ses côtés généreux. Le comte de Circourt avait subi, comme l'élite de la noblesse d'alors, l'entraînement général.
Source : Gallica

Jean Huber-Saladin Le Comte de Circourt, son temps… (1881)

Frohsdorf apaisait chez lui ce que Paris et Berlin avaient trop agité. Il se demandait si le silence du respect ne l'avait pas mieux inspiré là que les velléités de ses conseils politiques. Le savant, sans être
trahi par l'histoire, l'accusait de le dérouter par ses brusques déraillements sur des voies complètement nouvelles. Car l'industrie et les audaces de la science annonçaient déjà des puissances de force à transformer la France, l'Europe et le globe entier, au moment où l'Empire rentrait en scène par l'arc de triomphe de l'Etoile.
Source : Gallica

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