Résumé

Jean-Claude Croquet Chemins de passage : les passages clandestins entre la Haute-Savoie et la Suisse de 1940 à 1944… (1996)

Une promenade. On quitte l'ancienne «colonie italienne», au pied des Voirons ; on suit le Panfonet jusqu'au Foron, et au chemin de fer, droit
devant en longeant un petit bois ; il ne reste qu'à sauter un fossé, et l'on est en Suisse. Attention : votre pied pourrait s'accrocher à de vieux barbelés rouillés dissimulés dans les feuilles mortes et l'humus.
Pour les fugitifs de tous âges qui arrivaient à la frontière, la «promenade» pouvait devenir une tragédie : patrouilles armées qui n'hésitaient pas à tirer, chiens dressés à tuer, barbelés quasiment infranchissables.
Source : Gallica

Jean-Claude Croquet Chemins de passage : les passages clandestins entre la Haute-Savoie et la Suisse de 1940 à 1944… (1996)

Se méfier de tous et principalement de soi-même.
Oublier son identité, dissimuler ce que l'on est profondément. Parfois donner sa confiance, c'est à dire
mettre sa vie dans les mains de l'autre.
Voici ce qui attendait les agents de renseignement, les «fourmis» de cette information si nécessaire pendant la deuxième guerre mondiale. Et quand la tâche se doublait du passage de la frontière, comme pour Jean Hénot, cela relevait de l'exploit permanent.
Pour ces résistants-passeurs-agents secrets, les années de guerre furent des années d'aventure qu'un romancier même aurait du mal à inventer.
Source : Gallica

Jean-Claude Croquet Chemins de passage : les passages clandestins entre la Haute-Savoie et la Suisse de 1940 à 1944… (1996)

A l'argument de la Suisse «barque pleine», avancé par le ministre suisse de la justice et de la police, il fallut de nombreuses et puissantes voix pour que l'opinion forçât le gouvernement fédéral à revenir sur cette politique : «. devons-nous être cruels dans le présent par crainte d'un danger à venir (l'afflux de réfugiés) que nous ne connaissons pas ; devons-nous en quelque sorte «faire par avance provision de cruauté» ? Devons-nous pousser dans la misère et dans la mort nos prochains qui implorent notre pitié, parce que nous risquons de connaître un jour leur sort ?
Source : Gallica

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