Résumé

M. Marc-Monnier La Suisse pendant la guerre de 1870…

« Les premiers qui passèrent, écrit un Suisse, étaient des artilleurs avec pièces et caissons, en bon ordre, à pied, à cheval ou juchés jambes pendantes sur les chariots. Beaux hommes, grands et forts, à l’air résolu, au regard doux. À leur poste, à leur rang, les officiers marchaient sérieux et dignes. Tous du regard semblaient dire : « Quel malheur, n’est-ce pas ? avec de pareils canons être réduits là ! »
Source : Wikisource

M. Marc-Monnier La Suisse pendant la guerre de 1870…

C’était là le but à atteindre, bien plutôt qu’un accroissement de territoire qui aurait renforcé sans profit la minorité française et la minorité catholique de la population. Le pouvoir fédéral renonça donc à cette idée, craignant de révolter la Suisse et d’affliger la France par une mesure qui, mal comprise, était appelée déjà « le coup de pied de l’âne. » C’est ainsi que la petite république resta neutre : noblement neutre, sans courber le front devant les vainqueurs, et sans vouloir user même de son droit pour ne pas froisser les vaincus.
Source : Wikisource

M. Marc-Monnier La Suisse pendant la guerre de 1870…

Nous avons maintenant une armée de plus de 100,000 hommes, bien organisée et appuyée d’une landwehr presque aussi nombreuse ; notre artillerie est sur un très bon pied, et nos armes portatives sont du meilleur modèle. Nous avons des camps de tactique, des écoles d’instruction et de nombreuses réunions militaires. Et ce qui vaut mieux encore que tout cela, c’est l’esprit de nationalité qui anime tous les citoyens, la ferme résolution où ils sont de défendre notre neutralité et notre indépendance, de quelque côté que vienne l’orage qui pourrait nous menacer.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature