“ Que voulez-vous, Balle-Franche, fit le comte en riant, les savants de tous les pays sont les mêmes ; comme ils sont fort paresseux de leur nature, ils s’en rapportent les uns aux autres, et de là le nombre infini d’absurdités qu’ils mettent en circulation avec un aplomb superbe. ”
Baule
Définition et enjeux
Le terme « Baule » désigne, dans le contexte littéraire et historique, un personnage ou un lieu qui a inspiré de nombreuses réflexions. Ainsi, Voltaire évoque un bailli dont les actes comiques mettent en lumière les absurdités sociales, tandis que Gustave Aimard dénonce l’arrogance des savants à travers une satire percutante.
D’autres auteurs, comme Aristide Frémine ou Jules Gabriel Janin, examinent les tensions entre ambition et réalité, ou encore les figures de pouvoir dans des cadres ruraux. Ces approches diverses révèlent une préoccupation partagée : la place de l’individu au sein de structures sociales ou géographiques, souvent marquées par des contrastes entre idéal et pratique.
Citations sur “Baule”
“ Et, s'élançant dans la cour avec la vigueur d'un jeune homme: «Pierre! François, Nicholas, crie-t-il de cette voix qui avait autrefois dominé le bruit du canon, réveillez-vous, paresseux, arrivez, arrivez, apportez-moi un balai, le premier venu, cela m'est égal.»Les trois domestiques accourent à moitié nus; ils pensent que le feu est au château et se pressent effarés les uns contre les autres...«Eh bien!... ce balai? dit le général.--Un balai! articula le pauvre Pierre tout ébahi.--Oui, misérable, un balai; je te demande un balai depuis un quart d'heure.» ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ L’interrogant bailli fit ce jour-là plus de questions qu’il n’en avait faites dans toute la semaine ; le mari resta plus sot qu’il ne l’avait jamais été. L’abbé de Saint-Yves, en colère, prit le parti de courir après sa sœur. Le bailli et son fils voulurent l’accompagner. Ainsi la destinée conduisait à Paris presque tout ce canton de la Basse-Bretagne. ”
Prosper Baur, Légendes et souvenirs de l'Alsace… (1881)
“ Le bailli était désarmé . En un instant le marché fut conclu . Le pauvre diable était libre d' aller se faire pendre ailleurs en échange de sa poudre et de son parchemin . – Je vous ferai observer , dit -il en s' en allant , que notre grand-chef , de qui je tiens ce talisman , m' a souvent répété qu' il ne fallait pas oublier de reprononcer le mot magique quand on désirait faire cesser le charme et qu' on devait surtout se garder de rire pendant la transformation , sinon on risquait fort de rester toujours ce qu' on avait désiré n' être qu' un instant . ”
Émile Souvestre,
Revue des Deux Mondes
“ Outre les peintures dont nous venons de parler, la ville de Bâle possède un grand nombre d’ouvrages moins célèbres, qui ne sont point cependant sans mérite. Nous avons surtout été frappé par un petit tableau de Grienwald, qui rappelle les danses macabres par sa composition. Une femme nue et la tête rejetée en arrière reçoit, sur la bouche, un baiser de la mort, qui la tient renversée dans ses bras livides. ”
Jules Gabriel Janin,
Contes, Nouvelles et Recits
“ Ceci dit, le dominicain entre en matière, et, parmi ces historiettes, nous choisissons la présente histoire du diable et du bailli.Ce bailli était le fléau d'une douzaine de malheureux villages du Jura, groupés autour d'un misérable château fort, où la dévastation, l'incendie et la guerre avaient laissé leur formidable empreinte. On respirait la tristesse en ces lieux désolés de longue date; si l'on eût cherché un domicile à l'anéantissement... le plus habile homme n'eût rien trouvé de plus propice que cet amas de souffrances et d'ennuis. ”
“ Le curé, dont la sollicitude était éveillée, alla trouver ses paroissiens et les pria de vouloir bien balayer cette boue qui faisait son désespoir.Tous les paysans se mirent à l'oeuvre, à la voix de leur pasteur, et le passage devint bientôt praticable, à l'exception toutefois de l'espace de terrain compris dans le périmètre de la demeure du général, que pas un balai n'eut le courage de toucher, tant était redoutée la mauvaise humeur du vieux grognard. ”
André Baillon, Moi quelque part
“ L’abbé est un malin : — Regardez mon four à pain, dit-il, j’en ai imaginé le modèle. Il me mène au fond du jardin, devant un tumulus de glaise, avec une cheminée de locomotive et un grand trou au milieu. — Les paysans ne savent pas cuire leur pain. Le mien est excellent. Goûtez. Il me tend quelque chose. C’est noir, c’est dur, ça croque : comme charbon, c’est assez réussi. L’abbé connaît tous les métiers : laissez-le faire. Les ouvriers qui maçonnaient sa maison n’en seraient pas venus à bout, s’il ne leur avait, lui-même, gâché le plâtre. ”
Eugène Hatin,
Histoire politique et littéraire de la presse en France
“ Outre le mérite de l’esprit et de la clarté, ce qui distingue particulièrement Bayle comme critique, son côté vraiment original, c’est sa tolérance universelle à l’égard des livres et des auteurs. Au sein de l’activité multiple du grand siècle, où la discussion et l’enseignement se mêlent sans cesse, la littérature, comme la philosophie et la religion, a ses sectes, ses hérésies : Bayle, parmi ces écoles, ces cabales, conserve une imperturbable neutralité. ”
Ludovic Legré,
Discours de réception prononcé dans la séance publique du 19 décembre 1880
(1881)
“ « Lorsque les justes quittent la terre, ils semblent mourir, aux yeux de ceux que n'éclaire pas la vraie sagesse ; mais ils vont, en réalité, vivre dans la paix. » La perte que l'Académie a faite en la personne de l'abbé Bayle est de celles dont il est difficile de se consoler. Mais croyez bien, Monsieur, et ceci n'est point une vaine formule, que si quelque chose devait adoucir nos regrets, ce serait d'avoir pu lui donner un successeur tel, que vous. Vous vous étonnez avec trop d'humilité que pour remplacer l'abbé Bayle nos suffrages soient allés vous chercher. ”
Aristide Frémine,
Aristide et Charles Frémine. Armand Le Bailly…
(1877)
“ Et puis Paris attire à cet âge. On y rêve je ne sais quelle fraternité, quel concert de tous ceux qui vivent par l'esprit; ce sont des chemins faciles, des renommées subites, des noms qui descendent sur la bouche et dans le cœur des foules, comme ces chants populaires que les musiciens ambulants répètent et jouent le long des rues. Chimères fleuries et charmantes; déceptions dont l'amertume n'est pas sans douceur ! Le Bailly avait quitté, depuis fort peu de jours, la pension de La Baleine, lorsqu'il annonça à ses parents qu'il partait pour Paris. ”
Examen comparatif et raisonné de diverses prédictions concernant la France… (1848)
“ Alors un Ange fort leva en haut une pierre semblable à une grande meule de moulin, et la jeta dans la mer, en disant : « C'est ainsi que Babylone, cette grande ville, sera précipitée avec impétuosité, en sorte qu'elle ne se trouvera plus. » 22. On n'entendra plus chez toi ni la voix des joueurs de harpe et des musiciens, ni celle des joueurs de flûte et de trompette ; on n'y trouvera plus aucun artisan de quelque métier que ce soit, et on n'y entendra plus le bruit de la meule. ”
Gaston Lefèvre, Revue des Deux Mondes
“ Le bailli recevait souvent à sa table un ancien conseiller, « brave homme, mais fort bavard et très expansif, » qui, dès le premier jour, s’était pris, pour l’abbé, de la plus vive amitié. Un soir, ce conseiller, malgré tous les efforts du bailli et de l’abbé pour le faire taire, entreprit une discussion acharnée, avec son hôtesse, sur les qualités et les défauts des prêtres catholiques : sur quoi, tout à coup, la dame se leva de table et quitta la salle, emmenant ses enfans. ”
M. Prozor, Revue des Deux Mondes
“ LE BAILLI. — Si vous nous déclarez la guerre, vous en serez la première victime ! BRAND. — Un jour, quand les yeux s’ouvriront, on verra dans la défaite la plus grande des victoires. Le bailli s’en va en haussant les épaules. A Brand qui lui dit : « J’ai l’élite avec moi, » il répond : « J’ai la majorité, » et lui tourne le dos. L’apôtre demeure inébranlable dans sa volonté, mais l’homme souffre cruellement. Son âme a besoin de détente. Il pense à son enfant. ”
Louise de Baulny, Raison d'État, roman, par Yves de Noly… (1890)
“ Un pavillon contigu à la villa de la reine avait été retenu pour le roi Éric, le prince Ewald et les sept ou huit personnes qui composaient leur suite. Les repas devaient se prendre chez Christiane. C'en était fait- de l'intimité de la petite table à trois ! La reine reprenait le fardeau. Ludmille se renfermait en elle-même. Quant au duc, il lui semblait que son rêve ailé lui échappait, que le mal de vivre allait les ressaisir tous. Un moment transporté dans des régions meilleures, il se voyait retomber pesamment sur la terre. ”
La guerre constitutionelle poëme héroï-tragi-lyri-patrioti-burlesqui-comique (1792)
“ C'est bien mal à toi, La Fayette, De m'envoyer là ! -M: Air : La plus belle promenade. A peine Bailly s'arrête ; Il apperçoit un Houland ; Vite il saisit sa lunette , Notre homme voit un géant ; Et dans ce moment critique, Sourd à la voix de l'honneur , Le héros démagogique Fuit à demi mort de peur. Air : La fête des bonnes-gens. Bailly tout d'une haleine , Bientôt regagne le camp : Mes amis, quelle peine ! Leur dit-il, en arrivant, On nous prépare une fête : Chez Messieurs les Emigrans , Qui fera tourner la tête , La tête de bien des gens. Il se présente à la Fayette et lui dit ? ”
“ Mais par quel hasard vous rencontré-je ici, Balle-Franche ? lui demanda son ami en l’interrompant brusquement. Bon-Affût savait que dès que Balle-Franche commençait une histoire, il n’y avait plus de raison pour qu’il s’arrêtât dans sa narration ; le digne homme, pendant le cours d’une vie longue et accidentée, avait vu et fait tant de choses extraordinaires, que le moindre événement qui lui arrivait, ou dont il était seulement le témoin, devenait immédiatement pour lui un prétexte pour un de ses interminables récits ; ses amis ”
Louis-Nicolas Bescherelle, La mythologie de tous les temps… (1854)
“ Bel ou Baal, à ce dernier degré d'élévation, était le dieu adoré dans le fameux temple de Babylone, où l'on conservait, au dire de Berose (voy. OMORKA) , les images et peut-être les ossements des animaux antédiluviens, et c'est avec raison qu'il était assimilé à Jupiter par les Grecs, à Jupiter le père de la vie, qui lui-même avait pour père, comme Bel, le Temps sans bornes, pour œil le Soleil et pour fille la Sagesse. Baal était un; tout s'absorbait en lui; tout découlait desa divine essence : le soleil et la lune, les étoiles et les planètes ”
Louis Gallet,
Le capitaine Satan
(1876)
“ Le bailli représentait au physique un gros bonhomme à la mine fleurie, à la bedaine proéminente; un œil bleu-faience sans rayonnement, voilé de longs cils blondasses, donnait à sa physionomie un caractère d'indécision et de timidité qui devait nuire gravement à l'autorité de ses actes. Au moral, c'était un esprit naïf, crédule, ignorant ”
auteur:Cheikh Nefzaoui, Le Parfum des prairies,
“ Si le nom de Baloul n’était pas sur moi, il ne m’aurait jamais eue ; il en est ainsi de tous. Un homme bien plus beau que ce bouffon, possesseur des trésors les plus rares, me prierait en vain à genoux si son nom n’est pas sur mon zouque. La fatalité est forte ! ”
Michel-Guillaume Aubry, Ballon, Saint-Mards et Saint-Ouen… (1853)
“ Noble homme maistre Jehan DE BAILLEUL, prestre, curé de la cure et esglise parochiale de Sainct-Mards, maître et administrateur de la maison-dieu et aulmosnerie de Ballon. Ce curé de Saint-Mards était, je crois, fils de Alain II de Bailleul qui épousa en 1402 Jehanne de Bénéhart, de la maison de Maillé (1) . La famille de Bailleul, connue dans le Maine dès le XIVe siècle, possédait avec la terre de Bailleul en Hercé, celles de Couesmes, de Lucé (doyenné de Passais) , de la baronnie de Gorron. Ses armes sont : d'argent a trois têtes de loup, de sables, arrachées et lampassées de gueules. ”
Baron d’Eckstein, Revue des Deux Mondes
“ Toutes les créatures sont protégées par une égale tendresse. Le fils de Baal, au contraire, réclame la suprématie dans le monde terrestre et le monde céleste, au moyen des macérations qu’il s’impose. De l’excès de la pénitence, inspirée par le mépris le plus fanatique de la chair, il passe à la débauche la plus insensée, où cette même chair est idolâtrée. ”
Charles Sorel,
La Vraie Histoire comique de Francion
(1623)
“ La femme du bailli, qui entendoit bien à quel sujet il lui donnoit tant d’argent de son tableau, recommanda donc si bien son affaire à son mari, qu’elle lui fit gagner son procès. Il n’y a chose si cachée au monde, qu’elle ne vienne un jour en évidence. Celle-ci fut publiée par une servante que le bailli avoit chassée après l’avoir bien battue. ”
Aristide Frémine,
Aristide et Charles Frémine. Armand Le Bailly…
(1877)
“ Le Bailly s'installa de son mieux dans cet asile inattendu, et, réconforté moralement et physiquement, se mit au travail avec une fièvre nouvelle. Il était tout étonné d'avoir un chez-soi. Il écrivait sur une table de chêne du temps de Louis XII et dormait sur un canapé. roulé dans des tapisseries anciennes qui jadis avaient décoré des salles princières. Entouré d'objets d'art, de statues et d'ébauches, la poésie souriait de nouveau à sa jeunesse qui se redressait toute meurtrie, comme une plante après l'orage. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ BAILLIE. s. f. Terme de Coutume. C’est un vieux mot, qui signifioit autrefois, tutèle, garde & administration ; régence, gouvernement, autorité ; avec cette différence, qu’on disoit bail ou baillie, pour tutèle en ligne collatérale, & garde-noble, ou bourgeoise, en ligne directe. Tutela pupillorum. On disoit autrefois, que les Rois mineurs étoient en baillie, quand leur éducation & l’administration de leur Etat, étoient commises à la Reine, ou aux Grands du Royaume. Baillie, signifioit aussi ce qu’on appelle aujourd’hui bailliage ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister
“ Le greffier, qui avait couché par écrit toutes ses paroles, dit tout bas au bailli qu’il n’avait qu’à poursuivre l’interrogatoire ; que l’on pourrait ensuite rédiger un procès-verbal en bonne forme. Le bailli reprit courage, et commençait à s’enquérir sèchement, avec les arides formules traditionnelles, des doux mystères de l’amour. La rougeur monta au visage de Wilhelm ; les joues de la gentille pécheresse s’animèrent en même temps du charmant coloris de la pudeur. Elle se tut, elle hésita ; enfin l’embarras même sembla relever son courage. ”
Christoph von Schmid,
Contes de Schmid. Traduction de l'abbé Macker…
(1875-1883)
“ Notre bailli se rendit aussi dans le jardin; il avait appris ce qui venait de se passerpar le greffier, qui était présent lors de la découverte de la bague; tu ne saurais croire, chère Marie, à quel point cette nouvelle affecta le bon bailli. Malgré son extrême rigueur vis-à-vis de toi, il n'en est pas moins un homme plein de loyauté, qui, pendant toute sa vie, a suivi, avec une fidélité inébranlable, les principes du droit et de la justice. ”
Léon Bloy,
Le Révélateur du globe
“ Pour lui, ce beau pays est uniquement le réceptacle de l’orgueil, de la frivolité, des spontanéités excentriques, « le pays d’où viennent les modes et les ballons volants », car, il est bon que vous le sachiez, l’abbé a horreur des ballons volants, probablement à cause de ceux qu’il lance et qui ne volent pas. ”
Émile Bourquelot,
Souvenirs de voyage d'un Provinois dans le nord de l'Italie…
(1859)
“ Peu de choses à signaler à Bâle surtout si, comme nous; vous vous y arrêtez nn dimanche; ce jour, consacré au repos et aux exercices religieux, est généralement peu favorable au touriste qui cherche à saisir le caractère et la vraie physionomie d'une ville. Les hommes, les choses, les habitudes, tout semble transformé, et prend alors une expression de froideur et de tristesse de convention qui atteint le visiteur et le porte naturellemetit au spleen observation bien plus sensible dans une cité protestante, et surtout à Bâle, ville essentiellement commerçante. ”
Michel-Guillaume Aubry, Ballon, Saint-Mards et Saint-Ouen… (1853)
“ Les Ballonais voyaient enfin triompher cette cause qui leur avait coûté tant d'efforts trop long-temps inutiles, et celui à qui ils en devaient le succès, était un digne enfant de leur cité, un de ces hommes, au cœur noble, que la fortune élève sans leur faire oublier la modestie de leur berceau, ni le pays qui les a vu naître. ”
André Baillon, Le Perce-oreille du Luxembourg
“ Une affaire importante. Une affaire de... et pas moyen de me la rappeler. Si seulement ce pianiste consentait à se taire. Et ce monstre à quarante têtes qui hurlait de faim. Et ce bonhomme qui jacassait : « Messieurs, je lève mon verre, Messieurs je lève mon verre, Messieurs je... » Lève ton verre, mon bonhomme et tais-toi. Comment réfléchir dans ce vacarme ? Et voilà qu’au-dessus de ce bruit une voix s’imposa. — Traître ! Tu as abandonné Jeanne ! Traître ! Oh ! cette voix ! La noce, ma fuite, Jeanne, je me souvins de tout. Je me jetai à genoux : — Non, Charles ! Je ne suis pas un traître. ”
Jules Verne,
Clovis Dardentor
(1896)
“ Voici donc nos trois touristes en route, écoutant les indications de ce guide, doublé d'un cicerone, qui faisait volontiers usage de phrases aussi pompeuses que descriptives. L'archipel des Baléares vaut, d'ailleurs, que l'on connaisse son histoire, si magistralement racontée par la voix de ses monuments et de ses légendes. Ce qu'il est à cette heure ne marque rien de ce qu'il fut autrefois. ”
