Alphonse Daudet,
Lettres de mon moulin
“ A L'ESPÈRE! (A L'AFFUT!) L'espère! quel joli nom pour désigner l'affût, l'attente du chasseur embusqué, et ces heures indécises où tout attend, espère, hésite entre le jour et la nuit. ”
Alphonse Daudet,
Lettres de mon moulin
“ A L'ESPÈRE! (A L'AFFUT!) L'espère! quel joli nom pour désigner l'affût, l'attente du chasseur embusqué, et ces heures indécises où tout attend, espère, hésite entre le jour et la nuit. ”
Charles Nisard,
De quelques parisianismes populaires et autres locutions non encore ou plus ou moins imparfaitement expliquées des XVIIe…
(1876)
“ Le roi qu'est un vivant d'affût, Fît tout trembler, quand il parut. Par là, sacredié, queu compère ! Pour fiche un fion, à li le père. VADÉ. Chanson sur la prise de Menin en 1744. « C'est un garçon d'affût qui connoît la forme et le fond du méquier. » L'Amant de retour, vaud. par Guillemin, sc. v, in-12, 1780. Affûter (s') , pour se préparer, se disposer à, est encore un parisianisme très-usité.Ce motimplique le plus haut degré d'attention, de prudence, de prévoyance dans la personne dont on parle. On se dispose à faire une promenade, mais on s'affûte quand on veut se marier. ”
Herman Cotty, Encyclopédie méthodique/Artillerie (1822)
“ Cet affût est placé sur un châssis mobile que l’on fixe toutes les fois qu’on trouve une direction favorable ; ce qui est commode pour tirer pendant la nuit. On reproche à ces affûts d’être trop massifs & trop en prise aux coups de canon de l’ennemi. Les pièces en bois qui composent l’affût de place sont : deux flasques, deux entretoises, une semelle, deux supports, un essieu en bois, deux roues. ”
Herman Cotty, Encyclopédie méthodique/Artillerie (1822)
“ Il y a des affûts à canons, à obusiers, à mortiers, à pierriers, &c. Affûts à canons de campagne & de siège. Ce sont des voitures sur lesquelles on place le canon pour le tirer ; ceux de campagne servent aussi pour le transporter. Les affûts sont composés de deux principales pièces de bois appelées flasques ; les flasques des affûts de siége sont assemblées par quatre pièces que l’on nomme entretoises, & qui portent en même temps le nom de l’endroit où elles sont placées : ceux de campagne n’en ont que trois. L’entretoise de volée est celle qui est à la tête de l’affût ”
Ferdinand Achet, Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)
“ Vous allez la voir, elle, et moi je vais partir ! Mais l'excès du bonheur vous accable sans doute ; Vous ne demandez pas, monseigneur, quelle route Je vais prendre. Que dis-je ? Est-ce que votre esprit Peut s'arrêter à tout ? Que je parte , il suffit. LE Duc , avec calme et dignité. J'allais précisément vous parler d'un asile... Au besoin au lieu d'un vous en trouveriez mille. Mais vous avez le coeur trop fier, trop haut placé Pour ne pas vouloir rompre avec votre passé. Oui, je sais que votre âme est noble et généreuse Et que vous méritez plus que moi d'être heureuse. ”
Marie Rattazzi,
Les soirées d'Aix-les-Bains
(1865)
“ Jamais au sérieux le caprice n'a nui ; Le temps passe, s'envole, et l'on chasse l'ennui! Sur beaucoup de plaisirs le vrai bonheur se fonde. LUCILE. Mais, pour moi, soulever tout cela c'est un monde! CORINNE. Il suffit de vouloir. C'est aujourd'hui le jour De ma fête. Je vais te présenter ma cour. Mes amis vont venir et je veux que tu voies Qu'Oswald aime du monde et le bruit.et les joies. (Elle sonne.) LUCILE. Qu'as-tu ? CORINNE (écrivant) . ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Oeuvres complètes de Buffon. Tome 14
(1884-1886)
“ La lettre du 22 juin 1787 de Buffon à son fils apprendra ce qu'était le chef de famille. cœur inépuisable en bonté, une sensibilité profonde, la passion sublime de toute vertu, la plus tendre compassion pour les malheureux, une bienfaisance éclairée par l'amour du vrai bien, ont guidé tous les mouvements de votre grande âme et ont mis en action des spéculations plus utiles que celles du génie. Seule vous avez plus fait en diminuant les malheurs de l'humanité souffrante (1) que tous nos moralistes n'ont pu faire par leurs préceptes sur la recherche du bonheur. ”
“ Donne-nous, ô Dieu bon ! le pain de chaque jour. Et pour que notre tâche à tous soit mieux remplie, Bénis nos fronts mouillés. Le ciel est ton séjour, Mais partout ici-bas ton pouvoir se révèle. Dore les lourds épis de la moisson nouvelle, Pour que le laboureur, à l’hiver, n’ait pas faim. Donne à l’ouvrier pauvre, et donne au misérable ; Donne à tous, et nos cœurs, ô Maître secourable ! Sauront t’aimer sans fin. Pardonnez-nous, Seigneur, nos offenses sans nombre, Comme nous pardonnons le mal qui nous est fait. ”
Souvenirs religieux d'Hautmont… (1860)
“ « Acceptez de bon cœur tout ce qui vous arrive ; demeurez en paix dans votre douleur, et au temps de l'humiliation conservez la patience. Car l'or et l'argent s'épurent par le l'eu, et les hommes agréables à Dieu, par la souffrance et l'humiliation: Ayez confiance en Dieu et il vous retirera de tous ces maux. » Prière. Exaucez, nous vous en supplions, Seigneur, les prières que nous vous offrons en cette solennité de votre bienheureux confesseur et pontife Ansbert, et que par les mérites et l'intercession de celui qui vous a dignement servi, nous soyons absouts de tous nos péchés. ”
Camille Jeanne, Monographie de Saint-Georges-d'Aunay… (1924)
“ Sous un beau soleil d'avril, l'essor joyeux des esprits se détend ; on sent que cette population laborieuse se prépare à jouir, sans réserve, du spectacle plein de charme auquel on la convie : aussi la bonne humeur, qui invite à la joie, restera-t-elle la note dominante de ce jour d'allégresse. Pouvait-il en être autrement? Les héros de la fête, MM. l'abbé Gilette, le maire, L. Corbel, et l'adjoint L. Faucon, dont j'ai d'autre part célébré les mérites, ne sont-ils pas l'honneur, le dévouement, et la droiture personnifiés? N'ont-ils pas l'heureux privilège d'être aimés et respectés de tous ? ”
Saint Augustin,
Les Confessions
(1914)
“ Quelle est donc la cause de ta joie, ô grand Paul ? Dis, quelle est cette joie ? Quel est ce fruit dont tu goûtes la saveur, « homme renouvelé par la connaissance de Dieu, à l’image de ton Créateur [333] » ? Ame vivante, peuplée de vertus ! Langue aux ailes de feu, qui proclame dans le monde les divins mystères ! C’est bien aux âmes comme la tienne que l’on doit cette nourriture d’amour. Dis, de quel fruit te nourris-tu ? de joie ? Écoutons-le : « Oui, dit-il, oui, vous avez bien fait d’entrer en communion avec mes souffrances ». Voilà sa joie, voilà sa nourriture. ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Oeuvres complètes de Buffon. Tome 14
(1884-1886)
“ Il lui dit encore, le 9 septembre : « Je vois que votre jugement et votre raison se perfectionnent, et ce que vous me dites de votre satiété du grand monde et de la vie que vous êtes forcé de mener me donne bonne opinion de votre esprit et de votre cœur. Vous verrez, mon cher ami, que le bonheur ne consiste pas dans le faste, et je ne suis pas fâché que vous ayez goûté jeune cette espèce de jouissance qui fait l'objet des désirs de tous ceux qui ne la connaissent pas. » ”
George Sand,
Correspondance 1812-1876
“ Mais, quand Dieu te fait sentir sa clémence, quand tu retrouves une heure de calme ou d'espérance, tu vends ta conscience et ta dignité pour un peu de plaisir et de bien-être, pour du repos, du vin et des illusions grossières. Avec des promesses de bien-être, de diminution d'impôts, on te mène où l'on veut. Avec des excitations à la souffrance, à l'héroïsme et au dévouement, qu'obtient-on de toi? ”
Uranie Bonnaffé, Doux chez-soi (sweet home)... (1889)
“ Et toi, mon Dieu, tu me dis : « Un peu plus tard! Encore quelques joies, encore quelques rayons de soleil dans ta vie, encore quelques jours de marche, puis là-haut est ta place près de moi. Penses-y ; la vraie vie est celle qui dure toujours, celle d'où l'imperfection sera bannie, celle où ma présence chassera de ton cœur le péché et te comblera d'une pure joie. » V Dimanche. — Me voici de nouveau debout. J'ai eu une semaine laborieuse; je me sens bien fatiguée. ”
Alphonse Karr,
Les guêpes — séries 3 & 4
“ Comment précipiter le bon curé de tout ce bonheur-là?—comment lui arracher tous ses trésors d’un seul mot? Le jeune prêtre remet au tantôt à faire sa révélation; mais à dîner le vieux lui dit: «Vous ne m’avez pas encore dit ce que vous venez faire ici.—Je ne vous le demande pas; mais, voyez-vous,—je parie que vous n’êtes pas riche;—eh bien! vous pouvez rester ici tant que vous voudrez;—regardez cette maison comme la vôtre;—l’ordinaire n’est pas somptueux, mais il y a assez pour nous deux et pour Marianne.»Comment prendre brutalement à un homme qui offre tout de si bon cœur? ”
Jules Case,
Bonnet rouge
(1887)
“ Ah ! j' avais rêvé une vie plus facile , moins âpre . L' ineffable bonté de mon père , son optimisme radieux qui me chauffait et m' éclairait malgré moi , m' ont gâté . Je l' ai toujours vu heureux . Je me suis habitué à une espèce de vision de bonheur ... Me comprends -tu bien , Honorine ? – Oui , tu as mangé ton pain blanc en premier . La vie en est plus dure pour toi ... ”
Alphonse Viollet, Les poètes du peuple au XIXe siècle (1848)
“ «Ma vie, en ce moment, Monsieur, se divise en deux parts bien distinctes: de huit heures du matin à huit heures du soir, le travail manuel et assidu; de huit heures du soir jusqu’au matin, le travail littéraire. Le premier donne la nourriture, le second... dirai-je le bonheur? Oui, le bonheur, quelquefois; surtout, Monsieur, lorsqu’on apprend qu’on a éveillé de généreuses et intelligentes sympathies.» On voit maintenant à quel prix l’homme du peuple gagne son titre de poète. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Mais, comme un aimable intermédiaire entre les deux mondes, s’épanouissait la bienfaisance, effet le plus doux d’un sévère ascétisme. La vie était remplie par les exercices de la piété, et la charité, la modération, la tempérance, paraissaient dans toute la tenue de la maison. ”
Gustav Nieritz,
Auguste ou Le petit tambour d'Allemagne
(1850)
“ Voilà une agréable garnison ! s'écria gaiement maître Wunsch ; soyez tous les bien-venus. 272 AUGUSTE. Allez, ma femme, et vous, mes enfants, allez chercher chez le traiteur tout ce qu'il faut pour faire un bon repas en réjouissance du bonheur qui nous arrive. Mais remercions Dieu d'abord de ce qu'il ne nous a pas éprouvés au-dessus de nos forces, et de ce qu'il a permis que cette épreuve servît à notre bonheur. C'est une heureuse fin après de tristes commencements. Que Dieu en soit loué dans l'éternité, et puisse la guerre, avec tous ses fléaux, ne revenir jamais ! ”
Abbé Desorges, La Providence et les révolutions modernes… (1861)
“ Le campagnard demande à Dieu de bénir ses récoltes ; le monarque lui confie sa couronne , le nautonier sa barque, la mère son enfant; sur son lit de douleur le malade l'invoque, et le pauvre lui demande son pain de chaque jour. Qu'importe que quelques rêveurs aient rejeté la Providence? Il y a des esprits bizarres qui prennent plaisir à nier l'évidence et qui trouvent à l'absurde un goût tout particulier qui les enchante. J'avoue que les vieilles vérités me causent un plaisir infini, ce qui ne m'empêche pas d'accueillir parfaitement les nouvelles. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Au front de ces époux suant de déplaisir Sur une soupe ardente impossible à saisir : Pour boire ils ont reçu des cuillères percées, Et les tranches de pain d’un fil sont traversées ! Vieilles joyeusetés, nouvelles chaque fois, Qui rendent leurs témoins plus heureux que des rois. Ces bons tours, mes amis, souvent furent les vôtres, Et vous souffrez du mal que vous fîtes à d’autres. Mais un saint damnerait son âme à tant d’ennuis. ”
Manon Roland,
Lettres de Madame Roland de 1780 à 1793
“ Elle prend étonnamment et elle en rend bien la moitié ; j’en ai conclu que la fable d’Eve n’était pas si bête et que la gourmandise était véritablement un péché originel. Vous autres, philosophes, qui n’y croyez guère, qui nous dites que tous les vices sont nés dans la société, par le développement des passions qu’elle excite et par l’opposition des intérêts, apprenez-moi pourquoi cet enfant de six semaines, dont l’imagination ne peut rien dire encore, dont les sens paisibles et réglés ne doivent avoir d’autre maître que le besoin, passe déjà les bornes de celui-ci ? ”
Yvette Prost, Le Couple au jardin
“ Savoir s’adapter, oublier, recommencer, là est la sagesse et ce qu’on peut espérer de bonheur. Mme Horsel eut un petit rire nerveux et demanda : — Quel âge avez-vous donc, ô sage vénérable ? — L’âge de raison, madame : j’aurai trente ans à la cueillette des olives. ”
Jean-Marie Figalla, A travers quarante ans, recueillements poétiques… (1891)
“ Le bonheur qui seul dure et n'a point de tristesse, Qui satisfait enfance, âge mûr et vieillesse, Qui comble les désirs même de la jeunesse, N'est que celui de la vertu. 1 846. VIII PRIÈRE A M. l'abbé Oviste. Chère et douce Madone, A qui Jésus-Christ donne Entier pouvoir, Sur toi, pour toute chose, Fermement se repose Tout mon espoir. Conserve l'innocence Dans le coeur de l'enfance ; Protège-la ; Ecoute sa prière Qui, toujours si sincère, Vers toi vola. Enrichis la jeunesse Des trésors de sagesse O guide sûr? Donne ton assistance, La prudente constance A l'âge mûr ! ”
Auguste-François Deschamps, Du dévouement pastoral : discours prononcé à l'installation solennelle de M. l'abbé Lucot… (1877)
“ L'accomplissement progressif et quotidien de ce désir, tel sera l'un des grands éléments de son bonheur et comme son pain de chaque jour. Que lui importera d'être méconnu, persécuté, pourvu qu'il se dévoue, pourvu qu'il se donne ! ”
Amable Nicolle, Geneviève et le roi Payen ou Essai sur l'établissement du christianisme dans les Gaules… (1841)
“ Ses accents m'ont touché, jamais son cœur n'aura d'expression plus vive pour solliciter mes bienfaits et invoquer du secours de ma bonté. La terre qui le nourrit, qui est prodigue envers lui de tout ce que je veux qu'elle produise, n'a charmé que ses goûts. ”
Émile Souvestre,
Les Derniers Bretons
(1843)
“ Hélas ! je ne puis , de moi-même , entrer dans la joie ; il faut que ce soit mon bon ange qui vienne me l' annoncer . Priez Dieu pour moi ; demain , à la même heure , je vous rendrai vos prières dans le ciel ! Le recteur vint avec l' argent pour tirer l' affligé de peine et de souffrance . – Moi , dit l' âme , c' est moi qui les ai reçus de lui ”
Ernest Pinard,
Madame Bovary : moeurs de province…
(1879)
“ Ah! si, dans la fraîcheur de sa beauté, avant les souillures du mariage et la désillusion de l'adultère, elle avait pu placer sa vie sur quelque grand cœur solide, alors la vertu, la tendresse, les voluptés et le devoir se confondant, jamais elle ne serait descendue d'une félicité si haute. ”
M. Gustave Geffroy, Le Tour du monde
“ Il y a toujours aux Rochers de nombreux invités, en dehors du fils prodigue et de l’abbé de Coulanges, dit le Bien-Bon, homme d’ordre qui a la manie de bâtir et le goût de la table et des vins, et qui tant but et bâtit qu’il finit par mourir. ”
Eugène-François Vidocq,
Les vrais mystères de Paris
“ Ecoutez, mon ami, dit l'abbé Reuzet, vous êtes bien déterminé, n'est-ce pas, à ne point vous arrêter dans la route que vous avez choisie? Vous voulez, quoi qu'il puisse arriver, conserver l'estime de l'homme généreux qui veut vous confier le soin d'assurer le bonheur de sa nièce? ”
Hugues Le Roux,
Chasses et gens d'Abyssinie
(1903)
“ Alors, plusieurs fois l'an, le cœur enivré de gratitude, comme leurs pâturages débordent de sève, ils éprouvent le désir ingénu de porter l'hommage de leur joie à cette Bonté Immense qu'ils sentent autour d'eux vibrer dans la lumière. Ils n'ont point besoin d'un toit pour abriter leur plaisir. ”
George Sand,
Lélia
(1839 (2e version))
“ La douloureuse maladie qui va vous enlever votre vénérable abbesse apportera ici de grands changements. Au milieu de toutes les mutations d’emplois et de dignités qui vont avoir lieu, il est difficile que vous ne rencontriez pas l’occupation que vous désirez, et qui convient à votre belle intelligence. ”
Henri Perreyve,
Une station à la Sorbonne
(1865)
“ Un jour viendra où ces grandes multitudes humaines qui accomplissent dans le travail la solennelle expiation imposée aux premiers jours arriveront à la jouissance de la lumière éternelle, et se pénétreront de sa chaleur et de sa vie; comme on voit dans un champ de blé, au lendemain des orages, les épis se redresser lourds et revêtus d'or, et se balancer avec orgueil et comme avec plaisir sous le soleil. ”
Narcisse Perrard, Recueil de poésies (1863)
“ Que des amants toujours fidèles Pour des beautés soupirent nuit et jour; Et que leurs cœurs, près de ces belles, Soient enivrés de bonheur et d'amour. Du franc buveur l'ivresse est plus durable: Il n'a jamais souci de l'avenir; En chancelant s'il se lève de table, C'est dans l'espoir d'y bientôt revenir. Maint avocat ou maint évêque, Qui veut plaider ou nous faire un sermon ”
Saint Augustin,
Discours sur les psaumes : Psaumes XXXI à XL
“ Si tu te caches par défaut d’aveu, tu te confesseras pour être condamné. Tu crains de faire des aveux, toi que le défaut d’aveu ne saurait cacher ; tu seras condamné par ton silence, tandis que l’aveu pourrait te sauver. « Que les peuples vous confessent, ô mon Dieu, que tous les peuples chantent vos louanges [412] ». 7. Et parce que cet aveu ne nous conduit pas au supplice, le Prophète continue : « Que les nations tressaillent et soient dans l’allégresse ! » Si l’aveu devant un homme arrache des pleurs aux fripons, que l’aveu devant Dieu donne la joie aux fidèles. ”
