Ferdinand Achet, Le Premier Âge, poésies par Ferdinand Achet (1856)
“ Votre voix, ange ou femme, Comme elle arrive à l'âme Et pénètre les sens ! Quelle grâce infinie, Quelle douce harmonie Dans vos moindres accents ! Ah ! si l'amant qui vous envoie Auprès de l'objet de ses voeux Le contemple avec tant de joie, C'est qu'il le voit avec vos yeux. Ce langage d'amour si tendre Et si mystérieux parfois, D'où vient son ivresse à l'entendre ? C'est qu'il l'entend par votre voix. Et si sa flamme se réveille Avec une nouvelle ardeur, D'où vient encor cette merveille ? C'est qu'il aime avec votre coeur. ”
