Résumé

Adèle Daminois Une Âme d'enfer, par Mme Adèle Daminois (1838)

Le lendemain, dans la baie de Naples, une barque sillonnait la mer légèrement agitée, et une voix langoureuse disait : — Oh ! qu'il serait beau de mourir ainsi à la fleur de ses ans et dans l'ivresse de l'amour; pourquoi le flot ne s'ouvre-t-il pas pour nous ? pourquoi le nuage qui passe si rapide au-dessus de nos têtes ne nous emporte-t-il pas sous son aile, là où l'on n'a rien à redouter de la terre.... Et cette voix, qui le croirait ? était celle de Camille penchée sur le front d'Harald, tandis que, couché à ses pieds, il jouissait d'un triomphe qu'il ne devait qu'à la séduction.
Source : Gallica

Adèle Daminois Une Âme d'enfer, par Mme Adèle Daminois (1838)

Orazio, je n'ai pas de mère, personne n'est là pour me dire ce qui est bien ou mal ; mais je me fie à votre honneur au moment où mon ame se donne à vous pour toujours.
Ces mots n'étaient pas achevés que le comte, à genoux, jurait de se dévouer à celle qui lui abandonnait sa vie; elle reçut dans son coeur ces paroles magiques, s'enivra du bonheur qu'elle croyait donner , et sourit doucement. Le présent était tout pour elle, et Camille alors ne redoutait plus rien. Ce n'est pas sous l'azur d'un beau ciel qu'on peut craindre l'orage.
Source : Gallica

Adèle Daminois Une Âme d'enfer, par Mme Adèle Daminois (1838)

Attentive et comme inquiète, Adda s'éloignait de temps en temps, s'approchait d'une fenêtre, regardait au loin, écoutait, puis revenait triste auprès de son fils, penchant sur son berceau sa tête rêveuse.
Le bruit d'un cheval la tira de son immobilité. — C'est lui, munnura-t-elle, et un éclair de joie passa sur sa physionomie ; mais bientôt son front s'assombrit de nouveau ; Adda s'était levée précipitamment et se traînait en allant vers la porte qui s'ouvrit avec brusquerie, quelqu'un parût, c'était Orazio.
— Tu viens bien tard, comte, dit Adda d'un ton de ressentiment.
Source : Gallica

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