Jules Le Fèvre-Deumier,
Sir Lionel d'Arquenay. Tome 1
(1834)
“ Depuis le moment où elle cédait, presqu'à son insu, au charme qui l'attirait, Marguerite redoutait, en l'invoquant, l'aveu qu'elle espérait sans cesse. Quand on a peur du bonheur qu'on désire le plus, le coeur est bien malade. Tantôt il semble qu'en approchant, on va reconnaître qu'il n'est qu'une illusion, et l'on s'arrête; tantôt on se sent trop faible pour le supporter, et l'on voudrait s'y préparer. On ne demande que lui, et on sent si bien qu'il n'y a plus rien au-delà, qu'on n'ose plus avancer. ”
