Claude Godard d'Aucour,
Mémoires turcs
(1898)
“ Tes souhaits , charmante Atalide , sont plus bornés . Je t' en souhaiterais de plus grands encore , pour avoir le plaisir de te prouver que je ne cède en rien au généreux Français qui adorait ta sœur . Paris retentissait du bonheur d' Éloïse . Toutes les femmes ambitionnaient son sort . A qui son amant n' avait -il pas conté les faveurs qu' il en avait reçues ? Les Français sont naturellement indiscrets . Un bonheur qu' on ignore cesse de l' être pour eux . Délicats en apparence , ils savent rarement jouir . Ils paraissent plus heureux que nous ; mais nous le sommes plus qu' eux . ”
