Résumé

A. de Limours Soirées d'automne : nouvelle morale en action (1841)

Vous n'avez pas, mon fils, pénétré le sens de cette allégorie. Rien ne vieillit que ce qui doit mourir. Or, vous le savez, il y a en nous quelque chose d'immortel.
- C'est notre âme, dit Zélia. Je l'ai appris dans le catéchisme.
- Oui, mon enfant, c'est notre âme, reprit M. d'Osmond. Notre âme, qui ne vieillit pas, communique à quelques-uns de ses sentiments sa propre immortalité et son éternelle jeunesse. C'est ainsi que l'amitié conserve à jamais, même dans le cœur du vieillard, sa fraîcheur et ses grâces.
Source : Gallica

A. de Limours Soirées d'automne : nouvelle morale en action (1841)

Le jeune Buhl, frère d'Hien, alla trouver le captif dans sa prison et lui dit : « Vous n'avez point commis le crime qu'on vous impute. Le soleil, dont on dit que nous sommes les rayons, n'est pas plus pur que votre cœur. Je vais me prosterner aux pieds de l'empereur, et lui révéler votre innocence. »
Hien répondit : « Gardez-vous-en bien, mon frère; pour me défendre, il faudrait accuser notre sœur Li-Kan ; ce serait briser le bâton de l'aveugle, crever l'œil du paralytique. Notre père en mourrait de douleur. Ne voyez-vous pas qu'il est bon que je meure? »
Source : Gallica

A. de Limours Soirées d'automne : nouvelle morale en action (1841)

Quoi que nous puissions faire, nous ne leur rendrons jamais qu'une faible partie de ce qu'ils nous ont donné. Ne soyons donc pas avares de nos soins; ne leur mesurons pas plus nos respects qu'ils ne nous ont mesuré leur tendresse. Rappelons-nous que Dieu, pour nous donner une idée de sa bonté infinie, veut que nous l'appelions notre père.
Il veut que nous l'aimions comme des enfants aiment leurs parents, car, devant lui, à ce qu'il semble, rien ne peut, rien ne doit surpasser un tel amour.
— Ah ! dit Zélia, s'il fallait donner ma vie pour racheter la vôtre, je la donnerais de bon cœur.
Source : Gallica

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