Résumé

Alexandre de Saillet Mémoires d'un centenaire dédiés à ses petits-enfants (1868)

Tu pleures, bonne Henriette, tu pleures; notre joie te fait mal, n'est-ce pas? — C'est que le Ciel ne m'a laissé aucune compensation, à moi! — Quoi donc! comptes-tu pour rien mon amitié, qui est celle d'un frère? — Comptez-vous pour rien, chère enfant, mon affection, que je veux partager indistinctement entre vous et mon fils? — Et moi, ma nièce, pouvez-vous douter que je n'aie pour vous le cœur d'un père? — Chère petite, nous te rendrons le père et la mère que le Ciel t'a ravis, dit alors d'une douce voix une jeune femme que je n'avais pas encore remarquée
Source : Gallica

Alexandre de Saillet Mémoires d'un centenaire dédiés à ses petits-enfants (1868)

Ne serions-nous pas trop heureux de vous prouver ainsi que vos bienfaits sont gravés dans notre cœur en caractères ineffaçables? — Assez, ma fille, assez ! — Oui, monsieur le marquis, votre fille, reprit la charmante enfant en saisissant mes mains, qu'elle couvrait de baisers et de larmes. Oui, votre fille, sinon par le sang, au moins par l'affection sans bornes, par le respect, par le dévouement que vous m'avez inspirés. — Vertueuse Madeleine, que le Ciel vous récompense; je l'en prie du fond de mon âme; nul mieux que vous n'a mérité ses faveurs...
Source : Gallica

Alexandre de Saillet Mémoires d'un centenaire dédiés à ses petits-enfants (1868)

« Bonsoir, frère, dors bien.
— Bonsoir, Madeleine... Oh! quelle bonne sœur j'ai là! se dit Antoine en essuyant une larme qui roulait sous sa paupière, quand il se trouva seul... Elle a toutes les qualités... C'est vraiment un ange du bon Dieu! Et moi!... Ah! pourquoi est-ce que je ne lui ressemble pas? » C'est au milieu de ces réflexions qu'Antoine s'endormit. Rien ne rafraîchit le sang et ne procure un sommeil doux et réparateur comme de bonnes pensées : il ne fit qu'un somme jusqu'au jour. Suivant son habitude, il se leva avec le soleil, s'habilla aussitôt; mais que faire?
Source : Gallica

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