Alexandre de Saillet, Mémoires d'un centenaire dédiés à ses petits-enfants (1868)
“ Tu pleures, bonne Henriette, tu pleures; notre joie te fait mal, n'est-ce pas? — C'est que le Ciel ne m'a laissé aucune compensation, à moi! — Quoi donc! comptes-tu pour rien mon amitié, qui est celle d'un frère? — Comptez-vous pour rien, chère enfant, mon affection, que je veux partager indistinctement entre vous et mon fils? — Et moi, ma nièce, pouvez-vous douter que je n'aie pour vous le cœur d'un père? — Chère petite, nous te rendrons le père et la mère que le Ciel t'a ravis, dit alors d'une douce voix une jeune femme que je n'avais pas encore remarquée ”
