Résumé

Charlotte de Sor La Plus Heureuse Femme du monde

Six semaines après, en sortant de Saint-Sulpice, je reconduisais auprès du lit de sa mère mourante la pure et gracieuse jeune fille qu’une heure auparavant elle m’avait confiée, et qui venait, pour la première fois de sa vie, de la quitter. En l’apercevant, elle se redressa par un mouvement fébrile sur son oreiller, et, en lui tendant les bras : Viens, viens sur mon cœur, Marie Thibaut !... s’écria-t-elle ; toi aussi, Julien, mon bien-aimé fils, le mari de ma fille ! Et, succombant à ses émotions, elle s’évanouit de bonheur.
Source : Wikisource

Charlotte de Sor La Plus Heureuse Femme du monde

C’était celui de sa sœur bien-aimée, la chanoinesse Hélène, peinte à seize ans, morte à dix-huit...
Hélas ! des deux jeunes filles élevées ensemble au château des Tremblayes, l’une, comblée des dons de la naissance et de la fortune, belle, parfaite, adorée, à dix-huit ans était allée ensevelir son bonheur dans la tombe... L’autre, belle aussi, parfaite aussi, mais pauvre... avait expié jusqu’à trente-quatre, le malheur d’avoir été belle et pauvre... mon Dieu !
Jamais, Aline, il n’a existé de ressemblance plus frappante que celle de la fille de Thérèse, avec ma tante Hélène !
Source : Wikisource

Charlotte de Sor La Plus Heureuse Femme du monde

Dans la simplicité de mon cœur, Aline, je ne désirais rien de plus que ce bonheur de l’apercevoir, de causer avec lui un moment au milieu de cent personnes, de danser avec lui quelques contredanses... de répondre à la douce pression de sa main, quand nous en fûmes là !...
J’aurais voulu qu’il fût mon frère, pour le recevoir à toute heure, pour le faire asseoir chaque jour à ma table, pour prendre son bras et lui dire : « Viens, Albert, tu m’accompagneras à la promenade, au spectacle, au bal, » pour lui raconter tout ce que je faisais, oh ! je ne rêvais que de nobles et pures jouissances !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature