Félix Davin,
Les Deux lignes parallèles, ou Frère et soeur…
(1833)
“ Marie était pour lui la seule chose au monde ; ses yeux ne voyaient qu'une image, ses lèvres ne murmuraient, son oreille n'entendait qu'un nom, tout son être n'avait qu'une idée : Marie ! Bien long-temps avant qu'il fût dans la rue Saint-André, son coeur battait avec force, mais il sut se contenir, et, quand il entra dans l'arrière-boutique, sa figure ne trahissait aucune émotion. Marie était rentrée depuis long-temps, la tablé était mise, et l'on n'attendait que lui pour souper. La jeune fille, qui était, comme de coutume, un peu triste et un peu pâle, s'anima subitement quand elle le vit. ”
