Madame de Stolz, Mes loisirs : nouvelles morales (1855)
“ Puis, se penchant sur le corps de Louis, elle l'éveille au contact de ses lèvres aimées, et l'enfant dit : —Je t'aime ! —Aimer, c'est vivre, dit l'ange de la terre. —Besoin d'aimer, c'est besoin de mourir, répond l'ange des morts, tu es à moi. Allons au ciel, ta mère y viendra. Les belles mains des anges enlaçaient le berceau. Entre ces mains puissantes s'engageait une lutte; et le petit enfant, effrayé, tout en pleurs, ne tendait les bras qu'à sa mère ! Elle se jette à genoux, la malheureuse, devant Dieu, dont la bonté l'éveille... ”
