Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Mes loisirs : nouvelles morales (1855)

Puis, se penchant sur le corps de Louis, elle l'éveille au contact de ses lèvres aimées, et l'enfant dit :
—Je t'aime !
—Aimer, c'est vivre, dit l'ange de la terre.
—Besoin d'aimer, c'est besoin de mourir, répond l'ange des morts, tu es à moi. Allons au ciel, ta mère y viendra.
Les belles mains des anges enlaçaient le berceau. Entre ces mains puissantes s'engageait une lutte; et le petit enfant, effrayé, tout en pleurs, ne tendait les bras qu'à sa mère !
Elle se jette à genoux, la malheureuse, devant Dieu, dont la bonté l'éveille...
Source : Gallica

Madame de Stolz Mes loisirs : nouvelles morales (1855)

Je m'agite, je me consume; eux se recueillent, souffrent, travaillent. J'ai pour moi tous les biens de la terre : jeunesse, fortune, liberté, espérance; eux,
ils n'ont qu'une robe de bure, une croix, une pioche, quelques livres : la paix, le bonheur, la joie, tout cela ne se trouve donc pas hors de l'homme ?... Non, puisqu'il peut jouir de ces biens quand il est seul, pauvre et silencieux.
La cloche sonna tout-à-coup : c'était l'heure de la prière.
Source : Gallica

Madame de Stolz Mes loisirs : nouvelles morales (1855)

Ah ! ne me plaignez pas, Arthur, je ne suis plus cette Léonie que vous avez connue si enfant, si légère; celle-là se croyait libre de n'accepte ! de la vie que la jouissance et la poésie, moi maintenant j'en accepte les devoirs. En peu de temps j'ai vu bien des choses ; mais rien d'aussi beau que mon rêve : j'ai appris de Louise que la paix ne s'entretient dans la vie commune que par de mutuelles, concessions ; j'ai vu dans le coeur de Lina tout ce que le bonheur de la terre peut coûter de larmes ! Noémi m'a charmée, je l'avoue ; je l'ai crue heureuse : pauvre femme !
Source : Gallica

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