Frédéric Soulié,
Les Mémoires du Diable/Édition 1858
(1838)
“ Nathalie était belle, grande, distinguée ; elle était faite pour exciter de l’amour et des désirs, mais elle n’était pas faite pour en éprouver. Une tête d’enfant sur un corps largement développé ne laissait aucune chance ni à ces pensées dévorantes qui égarent la raison et la vertu, ni à ces accès de fièvres nerveuses qui ont le même résultat. Un égoïsme profond la défendait contre ces tendresses de cœur qui fondent les natures les plus dures et font plier les volontés les plus absolues. Firion se croyait donc assuré de n’avoir à satisfaire que des désirs d’ambition et de vanité. ”
