Fosca

Définition et enjeux

Portrait de Marie Colombier Marie Colombier,  Nathalie : on en meurt (1888)

“ Comme si la vie s'éveillait en elle, Fosca tressaillit et fondit, pour ainsi dire, dans les bras d'Armand, ne pouvant plus détacher ses lèvres des siennes, sentant une ardeur singulière se répandre dans ses veines, son sang couler plus
vite, son cœur palpiter, ses tempes battre, et un impérieux besoin d'étreindre et d'être étreinte.
”
Source : Gallica

Portrait de Marie Colombier Marie Colombier,  Nathalie : on en meurt (1888)

“ Vers le matin madame Sinibaldo se retourna sur Je côté. Aussitôt ses mains glissèrent sur le tapis, loin du corps.
A ce moment Fosca s'élança pour la secourir.
Elle était plus pâle, mais d'une pâleur blanche, unie, sans aucun ton saillant. Les paupières relevées découvraient le bord inférieur des pupilles qui visaient le vide. Ses doigts étaient froids, le râle s'était interrompu.
Fosca crut à une nouvelle syncope. Ainsi
que l'on faisait d'habitude pour calmer ces crises, elle passa un flacon d'ammoniaque sous les narines de sa mère.
”
Source : Gallica

Portrait de Marie Colombier Marie Colombier,  Nathalie : on en meurt (1888)

“ Pour cavaliers, quelques jeunes gens chevauchaient autour d'elles, proposant les escapades les plus folles.
Et Mlle Fosca, une délicieuse fillette de treize ans, oblige son poney à pirouetter sur les sabots de derrière; parfois elle l'enlève et le fait retomber brusquement, s'amusant des secousses qu'il imprime à son corps souple. Elle s'anime à ce jeu, s'épanouit en de gais éclats de rire ; et ses yeux brillent, des yeux déjà
d'une profondeur infinie.
”
Source : Gallica

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