Marie Colombier

Marie Colombier

Résumé

Portrait de Marie Colombier Marie Colombier Nathalie : on en meurt (1888)

Il n'avait
même pas été discuté quelle serait la retraite de Fosca. Nathalie et Armand avaient parlé tout de suite de la prendre avec eux, comme d'une chose convenue d'avance.
Transportée tout à coup dans ce pays, si différent de ceux que jusqu'alors elle avait entrevus, la nouveauté des impressions pénétrait Nathalie d'une quiétude joyeuse.
En ces vastes horizons de pays plat, où le ciel tenait la place la plus grande, avec ses constructions féeriques de nuages blancs, ses percées bleues, ses jeux de lumière, la pensée facilement se perdait en vagues rêveries.
Source : Gallica

Portrait de Marie Colombier Marie Colombier Nathalie : on en meurt (1888)

La vitesse devenait vertigineuse.
Il proposa de prendre les rênes.
Abandonnant toute honte de sa faiblesse.
Fosca lui dit : — Oui, oui, prenez-les. Elles m'arrachent les doigts : je ne peux plus le retenir!
Mais, comme il cherchait un appui, elle se recula pour lui faire place.
Pendant ce mouvement le cheval s'était cabré et les rênes échappèrent.
En vain, Armand se pencha pour les saisir,
il n'en put atteindre qu'une seule, et la bête, ne se sentant plus retenue, continua de plue belle sa course folle, les naseaux dans les genoux.
Source : Gallica

Portrait de Marie Colombier Marie Colombier Nathalie : on en meurt (1888)

Ces détails, recueillis de la bouche du docteur, en réveillant les souvenirs d'Armand, l'avaient profondément ému. Toute la journée, il eut une tristesse morne ; mais une pensée dominait ses réflexions: Nathalie était restée tendre au souvenir de cette sœur qui l'avait trahie. Elle lui avait pardonné ! Saligny, à force d'y songer, en était arrivé à croire, pour lui aussi, à la possibilité de son pardon, suivi d'une réconciliation. Le temps, qui efface tout, ne pouvait-il amener l'oubli ?
Source : Gallica

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