Max Des Vignons

Résumé

Max Des Vignons Betty petite fille

En revanche, elle avait bon espoir de recevoir chez elle un tapissier, de ses amis, durant le courant de l’après-midi. C’était même à cette intention qu’elle avait particulièrement soigné son élégance.
Dans le boudoir, en une pose étudiée, elle feuilletait avec maussaderie, une revue de modes ; Betty, sur un pouf non loin, feignait de s’amuser follement à contempler un album d’images. En réalité, elle pensait à Charles-Charlotte, à sa beauté rose, à sa perversité extravagante qui l’empêchait de jouer vis-à-vis d’elle, le rôle dévolu par la nature à son anatomie.
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Max Des Vignons Betty petite fille

La bonne mère fut rassérénée :
— Cette pauvre petite comme elle est naïve !
Elle ajouta à l’égard de l’autre fillette imaginaire, l’amie de l’éphèbe :
— Faut-il qu’il y ait des enfants vicieux !
L’incident en resta là pour l’instant, les craintes de Betty s’apaisèrent et elle ne songea plus qu’aux moyens de revoir les jeunes gens.
Il n’en fut point de même pour Madame Cérisy, qui, arrivée à l’âge des passions, avait été frappée par la beauté de Charlotte.
Seule, elle rêva au bel éphèbe et enfin se dit assez sagement, qu’il y avait assez longtemps qu’elle s’amusait pour de l’argent.
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Max Des Vignons Betty petite fille

Quand Madame Cérisy rentra, elle la trouva plus calme, plus puérile encore que de coutume. Ayant conscience d’avoir péché, elle outrait son hypocrisie par souci d’un juste équilibre.
Elle avait mis la table comme une sage petite femme de ménage. Le peignoir et les pantoufles maternelles étaient préparés dans la chambre à coucher.
La bonne mère fut touchée, émue. Protectrice elle demanda.
— Et qu’as-tu fait cet après-midi, ma pauvre enfant ?
Betty la regarda bien en face pour affirmer :
— Je me suis amusée ici... J’ai terminé mes devoirs et ai relu un livre de la bibliothèque rose...
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