Camille Pert,
Lucie, jolie fille : roman
(1927)
“ Tels que vous nous voyez, nous autres, Bertrade et moi-même, nous sommes des citadins, des dépaysés, eh bien, néanmoins, nous nous plaisons à Saint-Baptistin. La jolie blondine acquiesça, un peu d'émotion dans la voix : — Oui, depuis bientôt dix ans que nous y sommes, nous ne cessons de bénir M. Jean Péra, grâce à qui nous avons pu nous établir ici... Ah ! madame, quel cœur rare a votre mari ! Barthélémy renchérit : — Dans tout Saint-Baptistin, vous ne trouverez guère une seule personne qu'il n'ait obligée. Quant à nous, c'est la vie qu'il nous a rendue !... ”
