Julie Gouraud

Résumé

Julie Gouraud,  Aller et retour (1880)

“ Quand Manette eut acquis la certitude que c'était bien Pierre Coudre en personne qui était là, elle leva les bras au ciel et dit avec l'accent de la plus profonde conviction : « Ça vous change-t'y un homme cet'Amérique! Il a l'air joliment riche!
- A quoi voyez-vous cela, Manette?
- A tout, mamzelle ! Pourvu qu'il se contente de notre cuisine ! Moi, d'abord, je n'ai pas idée de la cuisine d'Amérique.
— Rassurez-vous, Manette, la cuisine française est supérieure à toutes les autres cuisines; d'ailleurs quand on revient dans son pays, on trouve tout bon. » »
”
Source : Gallica

Julie Gouraud,  Aller et retour (1880)

“ Antoine parlait sincèrement : car lorsqu'un Anglais vint lui proposer cent mille francs de la ferme, parce qu'on voyait la pagode de la fenêtre du grenier, il refusa. Rien, selon lui, ne pourrait suppléer la tranquillité dont jouissait son père dans ce petit coin de la Touraine. « Ah ! se disait Antoine, les hommes sont des instruments aveugles de la Providence, ils croient agir volontairement, et ils obéissent à une volonté supérieure : en faisant ma sœur son héritière, la Bleue n'a songé qu'à cette chère Pauline, et c'est notre vieux père qui récolte le bienfait de cet héritage. » ”
Source : Gallica

Julie Gouraud,  Aller et retour (1880)

“ Elle tenait de chaque main une énorme bourriche.
« C'est-y par ici, demanda l'étrangère, que demeure Mme Olivier ?
- Oui, mais tout le monde dort encore.
- On m'avait bien dit que les parisiens aimaient mieux voir le soleil couchant que le soleil levant; je ne pouvais pas le croire. Dormir par un si beau temps! Faut-il être engourdi!
C'est égal, donnez-moi de la soupe, du pain avec un bout de fromage, ce que vous vous voudrez; le voyage donne de l'appétit. Vous leur direz, quand ils seront éveillés, que la Bleue, la nourrice de la petite, vient les voir. »
”
Source : Gallica

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