Victorien Du Saussay

Résumé

Victorien Du Saussay Perverse

Mais de tous, de ceux venus, en allés, repris, de ceux rencontrés et qui n’avaient pas frôlés sa chair, Paula n’avait point moissonné les majestueux plaisirs qui naissent dans la véritable affection du cœur.
Ah ! si elle les avait tous aimés à l’heure de la possession, et peut-être encore durant l’heure qui l’avait suivie, il n’y avait point dans son cerveau, dans sa sensibilité cardiaque, de blessure bienfaisante, ni d’amour. Elle n’avait rencontré personne de qui elle n’aurait pu se passer.
Seul, le plaisir avait été l’amant de sa chair ; l’amant n’avait pas été le roi de son être.
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Victorien Du Saussay Perverse

M. Johnson regarda de Plombières, puis la chanteuse :
— Même si je mets la grosse somme ?
— Oui, mon cher, dit Suzanne.
— Si je double ?
— Le marquis doublerait. Mais, c’est une idée, attendez, mes lapins !
Elle monta sur la table. Droite dans son maillot de chair, elle ressemblait à la statue du vice, du vice exultant, du vice qui rit et appelle au rut.
— Eh bien ! voilà ! Toi, Johnson, tu es l’Amérique, et toi, marquis, tu es la France. Je suis au plus offrant, à la plus grosse galette. Qui veut de moi sera le plus généreux. Allez-y, mes moutons, la mise à prix est à vingt-cinq louis.
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Victorien Du Saussay Perverse

Mais Gaston de Plombières était trop artiste pour ne pas mener à bien l’aventure. Il prodigua à l’infante passionnelle les mille joyaux passionnels qui sont l’apéritive nourriture dont se gonflent les désirs.
Il attendit pour le baiser suprême que la fille de M. Johnson lui dit :
— Mais, je t’attends... je t’en prie, je t’en prie ! Oh ! je t’en prie, prends-moi !
Il y eut, dans les feuilles, l’ascension fleurie de baisers plus mouillés, plus mélodieux ; il y eut la possession avide d’un corps en délire par un autre corps sans amour.
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