“ Arnold apprenait l'innocence de Paula; Paula, l'indigne tromperie de Raphaël.Que de chances alors pour que madame de Hansfeld partageât l'amour du prince qui méritait tant d'être aimé, qui s'était montré si vaillamment épris! A force de soins, de tendresse, il se serait fait pardonner des soupçons dont il avait le premier si généreusement souffert; Paula eût reconnu combien il avait, en effet, fallu de passion, d'opiniâtre passion à son mari pour continuer de l'aimer malgré de si funestes apparences: la vie la plus heureuse se fût alors ouverte devant elle, devant lui. ”
Paula
Définition et enjeux
Le thème de Paula incarne une figure féminine complexe, explorée par de nombreux auteurs à travers des récits marqués par la passion, la moralité et l’évolution personnelle. Eugène Sue en fait une héroïne déchirée entre amour et infidélité, tandis que Victorien Du Saussay dépeint sa quête d’émancipation à travers l’innocence et la sensualité.
Alexandre Dumas, lui, met en valeur sa vulnérabilité émotionnelle. Ces approches variées révèlent Paula comme un miroir des enjeux sociaux et psychologiques de son époque, liée à des personnages tels que M. de Morville ou Jérôme, qui enrichissent son récit.
Citations sur “Paula”
Victorien Du Saussay, Perverse
“ Comme pour narguer la soif des délices qui étreignait Paula dans la neige de son ventre, les sommeils furent muets et sans visions. Les danseurs des tentures ne descendirent point de leurs broderies, les anges roses et nus restèrent dans l’ombre des pivoines et des roses, et les harpes et les pipeaux n’eurent même pas les incolores vibrations qui tourmentent les brises, les soirs de mai. Puisque les rêves se refusaient, Paula courut à l’amour. Elle chercha l’homme qui serait son amant. Quel serait-il ? N’importe lequel ! Il lui fallait une bête avec les ornements du mâle. ”
Alexandre Dumas,
Œuvres d’Alexandre Dumas
“ Paula ! qu’il est beau ce jour qui vient de naître ! (Elle tombe sur des coussins.) Au mourant qu’il est beau ce ciel brillant et pur, Lorsqu’il devine Dieu par delà son azur ! PAULA. Ma mère !... CHRISTINE, affaiblie. Ma mère !... Oh ! si la mort, sans douleur, sans secousse, Pouvait venir ainsi, qu’elle me serait douce !... Paula !... Monaldeschi !... Sentinelli !... mon Dieu ! La couronne... Stockholm... J’ai froid... ma fille... adieu ! Oh ! pourquoi donc ta main est-elle si glacée ?... Où donc es-tu, Paula ?... Seule tu m’as laissée... ”
