Horace de Viel-Castel

Élements biographiques

Portrait de Horace de Viel-Castel Horace de Viel-Castel Les sensitives : album des salons (1845)

Garderiez-vous encore une pensée à Stéphane ! s'écria-t-il avec emportement; mais songez donc, madame, que pour Stéphane vous êtes moins qu'une femme vulgaire, vous êtes la femme qu'on n'aime plus; tandis que pour moi, vous êtes plus qu'une sainte, plus qu'un ange, vous êtes la femme qu'on aime !
Le visage expressif de Bathilde la trahit en dépit d'elle-même, son émotion fut transparente; elle eut beau dire à Antime avec mille variantes : « Je ne vous aime pas. » Antime traduisit toujours : « Je vous aime. » Et il la quitta désespéré d'avoir sauvé la vie à Stéphane.
Source : Gallica

Portrait de Horace de Viel-Castel Horace de Viel-Castel Le faubourg St Germain. Tome 2 (1837)

Sentez-vous la vie se réveiller en votre sein , plus puissante et plus forte ?
Serrei-moi dans vos bras, Julie, d'une étreinte qui me dise tout mon bonheur et le vôtre.
Oh! penchez-vous sur moi, que je sente votre souffle me créer une seconde fois.
Penche-toi sur moi; ma bien-aimée, fais entendre ta voix, ta voix aussi troublée que la mienne.
Et madame de Lucheux se pencha sur Gérard, et ses lèvres s'unirent aux siennes, et ils demeurèrent longtemps anéantis sous l'impression de ces caresses, qui ne sont pas le bonheur, mais qui le font rêver.
Source : Gallica

Portrait de Horace de Viel-Castel Horace de Viel-Castel La noblesse de province. Volume 2… (1839-1842)

BERTRAND DE KERGOET. 299
— Qui vous êtes, Marguerite? m'écriai-je en la saisissant avec transport dans mes bras ; qui vous êtes, ô chère et douce Marguerite, ô ma bien-aimée? vous êtes ma vie, ma destinée, mon bien terrestre; vous êtes la femme vers laquelle Dieu m'a conduit. Avant de vous avoir rencontrée, je marchais seul et isolé sur cette terre ; avant de vous avoir trouvée, j'ignorais les joies de l'existence, une amère tristesse siégeait au fond de mon coeur, et maintenant je vis, et maintenant je chéris cette existence dont votre amour a détruit pour moi toutes les amertumes.
Source : Gallica

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