Horace de Viel-Castel

Horace de Viel-Castel

Résumé

Portrait de Horace de Viel-Castel Horace de Viel-Castel Les sensitives : album des salons (1845)

La santé d'Edmond revenait miraculeusement; c'est que Fanny avait accepté le pacte d'amour et de vertu. Ils inventaient mille ruses pour se sauver tous deux, les soirs, au bord de la mer, et là, les mains dans les mains, les yeux sur les yeux, ils se disaient les choses du cœur, et ils étaient heureux du pur bonheur des anges ; heureux d'être ensemble, heureux de tout ce qu'ils se refusaient.
Et pourtant, répétait Fanny : le monde nous jugerait coupables s'il nous voyait. Et pourtant il est une femme que je respecte et que j'outrage!.
Source : Gallica

Portrait de Horace de Viel-Castel Horace de Viel-Castel Les sensitives : album des salons (1845)

Lorsque Fanny rentra elle se jeta sur ce billet, et, arrivée à la signature, son front se couvrit d'une rougeur d'orgueil : Emond de B***, le poëte célèbre, dont elle savait par cœur tant de vers. Oh!
combien la gloire d'un homme a de puissance sur le cœur d'une femme ! Fanny ne ferma pas l'œil de toute la nuit. « Est-il possible, c'est Edmond de B***! et il m'aime!.. Qu'ai-je donc fait au ciel pour une telle gloire !.. »
Source : Gallica

Portrait de Horace de Viel-Castel Horace de Viel-Castel Les sensitives : album des salons (1845)

Mme de Mareille se berçait de toutes les vertueuses illusions qui endorment les principes les plus sévères au commencement d'une passion : « elle avait besoin d'un ami, d'un confident de ses peines ; Gustave, noble, sincère, généreux, deviendrait le sien. C'était un homme capable de sacrifier ses désirs à la tranquillité d'une femme ; les transports de son amour s'épureraient au souffle de sa pure affection, à elle; le monde ne serait plus un désert à ses yeux; elle épancherait dans le sein de quelqu'un ces vagues ennuis qu'on a tant de peine à porter dans la solitude du cœur. »
Source : Gallica

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