Abonné

Définition et enjeux

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ On disoit même autrefois bonnes pour bornes, ou limites. C’est pourquoi on disoit, Abonner un héritage ; pour dire, y mettre des bornes. Ménag. Il est abonné à tant par an pour tous droits Seigneuriaux. Ce Marchand est abonné à cent écus par an avec le Douanier, pour les droits d’entrée de toutes ses marchandises. Il se dit avec le pronom personnel : Je m’abonnai, je suis abonné. Dans plusieurs Coutumes, les roussins de service sont abonnés à un écu. ”
Source : Wikisource

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Abonner, signifie aussi, Aliéner, changer : c’est quand un vassal aliène ses rentes, ou change son hommage en quelque autre devoir. Abalienare, commutare. Voyez les Coutumes d’Anjou & du Maine. L’ancienne Coûtume de Tours portoit aliéner, au lieu d’abonner, qui est en la nouvelle.
ABONNÉ, ÉE. part. Venditus, vel redemptus. Champart abonné ou abourné. Les Coutumes font aussi souvent mention d’hommes & de femmes serfs abonnés, de quête abonnée, d’aides abonnées
”
Source : Wikisource

Léo Lespès,  Paris dans un fauteuil : types… (1855)

“ LES ABONNÉS EXCENTRIQUES
Au moment de tracer l'esquisse qu'on va lire, j'ouvre le dictionnaire et je trouve
«Abonnement, abonné, substantifs masculins, dérivés d'un vieux mot français, bonne, qui signifiait BORNE autrefois. »
Le dictionnaire n'est pas poli. — Ce mot borne, emprunté au vocabulaire politique de 1840, appartenait, nous le pensons du moins, à l'armée des doctrinaires et de la paix à tout prix; — il ne s'applique nullement à l'homme qui patronne un journal et qui l'appuie de sa souscription.
”
Source : Gallica

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