Résumé

Portrait de Jean Grave Jean Grave Le Mouvement libertaire sous la IIIe République

« Sa bonté et sa tolérance ! » j’avouerai qu’elles me portèrent parfois sur les nerfs, et nous mirent assez souvent en contradiction l’un avec l’autre.
Que chacun ait le droit de penser comme il l’entend et de l’exprimer à sa façon, cela est entendu. Ce n’est pas nous, qui nous réclamons de la liberté, qui avons à nous élever contre cela.
Mais, lorsque des imbéciles, ou des gens payés pour cela, viennent dénaturer vos propres idées, les déformer, annihiler la propagande que vous faites, faut-il leur laisser faire leur besogne sans protester ?
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Portrait de Jean Grave Jean Grave Le Mouvement libertaire sous la IIIe République

Girard, Benoît et moi, bien que nous ne fussions pas toujours d’accord, les divergences ne s’étaient pas trop accentuées. Mais la guerre se prolongeant avec son cortège de massacres, de misères, de dévastations et de douleurs, nos camarades énervés, subissant l’influence des Zimmerwaldiens, se trouvèrent entraînés à vouloir la paix quand même, s’en prenant à ceux qui, voyant la situation telle qu’elle était, et non telle qu’ils l’auraient voulue, étaient d’avis que l’imposition de la paix n’avait de raison d’être que si les peuples la réclamaient avec une unanime intensité.
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Quand vous voyez dans le mouvement un individu qui ne travaille jamais, n’a aucun moyen avouable d’existence, il faut bien, tout de même, qu’il les tire de quelque part. Mais, si en plus, il fait de la violence à froid, il est facile de deviner d’où il tire sa paie.
Puis, Roussel avait disparu quelque temps du mouvement, lorsque, beaucoup plus tard, il reparut, fondant un journal Le Réveil de l’Esclave, où naturellement, on prêchait de tout mettre à feu et à sang, sans oublier la « reprise individuelle », et le reste.
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