Résumé

A B de Sallecrup Deux mois à la comédie politique… (1887)

C'est que, je ne dirai pas chaque jour, mais chaque heure, le dossier de l'instruction se grossit de tous les témoignages qui pleuvent maintenant contre le maître-chanteur de la Comédie politique.
Au premier moment, la peur — toujours la peur—paralysait les bonnes volontés, arrêtait les confidences, suspendait les aveux; mais maitenant qu'ils se voient sauvés du Ponet et de sa bande, maintenant qu'ils savent qu'on tient enfin celui qui se proclamait imprenable et qu'on ne le lâchera pas, le courage est revenu aux plus craintifs et ils parlent, ils parlent, ils parlent...
Source : Gallica

A B de Sallecrup Deux mois à la comédie politique… (1887)

Voilà une habitation bien jolie. Eh bien ! une chose vous serre le coeur en y entrant. Vous y avez froid. La nudité des appartements vous effraie. Vous n'y voyez que les meubles indispensables, strictement indispensables. Pas de traces de luxe ; aucun de ces bibelots si gracieux que la main d'une femme sème partout. Il y a comme une vague terreur répandue dans l'air. On sent que la main des huissiers a passé par là et que la saisie a fait son oeuvre. Ne cherchez pas des bijoux, vous n'en trouveriez pas. M. Ponet n'a pas de montre, Mme Ponet n'a pas de montre, Mme Babolat n'a pas de montre.
Source : Gallica

A B de Sallecrup Deux mois à la comédie politique… (1887)

La Comédie politique était devenue un organe tellement réservé aux révélations scandaleuses et aux brutales calomnies envers les particuliers, qu'on ne prêtait guère attention aux articles de genre qu'elle publiait et qui empruntaient un certain air de discussion politique ou religieuse. Le pavillon semblait couvrir la marchandise, mais tout cela cachait encore du chantage et rien que du chantage.
On se souvient des feuilletons qui furent publiés sur le pèlerinage de La Salétte ; on pensait naïvement que Ponet faisait concurrence à l'Anti-Clérical. Ces attaques avaient un autre but.
Source : Gallica

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