Élie Frébault

Résumé

Élie Frébault Les maisons comiques (1868)

Au centre du bureau de rédaction, un petit homme, la barbe inculte, l'œil un peu hagard, distrait, comme tout vrai savant, est assis à une
immense table couverte d'un tapis vert; autour de lui on peut remarquer une multitude de feuilles écrites largement, tachés d'encre; on croirait, tant il y en a, qu'il fait travailler dans les prisons.
Politique, littérature, sciences, etc., etc., c'est
un vrai touche à tout : c'est l'Encyclopédie de la Liberté, c'est l'homme masqué qui tombe l'Acadé.
Source : Gallica

Élie Frébault Les maisons comiques (1868)

Ses élucubrations insensées, qu'on croirait échappées d'un cerveau surexcité par les alcools, sont dues à un travail de rêveur, exécuté à un bureau des plus ordinaires, sur un fauteuil surmonté d'un prosaïque rond de cuir, tout comme celui d'un employé du Crédit foncier ou de la Caisse hypothécaire.
A la maison Hervé, la vie est patriarcale. Il n'est pas servi par des femmes en maillot couleur de chair ; ce ne sont pas des danseuses en jupe courte qui lui cirent ses bottes. Une vieille servante, qui ne se doute pas que le bourgeois fait des cascades au théâtre, compose toute sa livrée.
Source : Gallica

Élie Frébault Les maisons comiques (1868)

Si vous restez plus de six mois sans voir Sari, vous pouvez tenir comme certain que vous ne le retrouverez pas au même endroit.
Jamais la maladie du déménagement chronique n'a atteint des proportions aussi exorbitantes que chez l'ancien impresario des Délassements-Comiques. Jamais pénates ne furent plus transportées que les siennes; ses dieux lares doivent avoir des courbatures.
Trois déménagements, à ce que prétend le proverbe, équivalent à un incendie. A ce compte,
Sari, qui a déjà subi la monnaie de vingt incendies, doit avoir lassé la patience de toutes les Compagnies d'assurances.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature