Résumé

Portrait de Anatole de La Forge Anatole de La Forge Petit mémoire pour servir d'appendice édifiant aux "Questions de mon temps"… (1869)

Conséquemment il m'est permis, à moi journaliste, a moi indignement insulté par M. Emile de Girardin, il m'est permis de dire, après avoir exposé les faits qui précèdent, du rédacteur de la Presse de 1837, aujourd'hui rédacteur en chef de la Liberté, qu'il est l'homme des mines de Saint-Bérain.
Vous composez, messieurs et honorables confrères, avec le public, mon jury d'honneur. C'est à vous de prononcer. J'ai foi dans votre jugement, parce que, quel qu'il soit, ce sera celui d'honnêtes gens jugeant dans toute l'indépendance de leur conscience.
Source : Gallica

Portrait de Anatole de La Forge Anatole de La Forge Petit mémoire pour servir d'appendice édifiant aux "Questions de mon temps"… (1869)

La Presse et la Liberté ont-elles jamais été autre chose que l'organe de M. de Girardin seul ?
Est-il donc admissible, en droit, que le faux cité soit le fait de Justin, l'agent de publicité, le faiseur d'annonces? M. de Girardin est-il homme à insérer dans son journal des lignes dont il ne connaît point la portée? —Et, quand il en serait ainsi, en aurait-il moins la responsabilité ? — Si, par exemple, l'agence Havas communiquait une dépêche tombant sous le coup de la loi, on poursuivrait le gérant de l'agence et le gérant du journal qui l'aurait insérée.
Source : Gallica

Portrait de Anatole de La Forge Anatole de La Forge Petit mémoire pour servir d'appendice édifiant aux "Questions de mon temps"… (1869)

J'ai perdu beaucoup d'ennemis, jamais d'amis. Vous avez bien voulu croire, Me Marie, que j'étais un spéculateur effréné, insultant, à la morale publique, vivant fastueusement des dépouilles de ceux que je ruinais, que j'avais une grosse fortune et un grand train, que je donnais de brillantes fêtes, et vous vous êtes fait avec emportement, avec aveuglement, le vengeur des principes qu'on vous avait fait croire que j'outrageais. Pour vous mettre au nombre de mes ennemis, il a bien fallu qu'on trompât votre bonne foi.
Source : Gallica

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