Charles Virmaître

Résumé

Charles Virmaître Paris-canard (2e édition) (1888)

Autrefois, le journal était tout entier aux doctrines, comme le Temps, la République Française, les Débats aujourd'hui; mais Émile de Girardin inventa l'Information, aussi c'est à qui parmi les Reporters, la plaie du journalisme, arrivera bon premier; l'Information avant tout! le Reporter, c'est l'âme, la vie du journal de nos jours.
Le télégraphe s'est mis de la partie : chaque journal important a son fil spécial qui lui transmet en fort peu de temps les nouvelles de tous les points du globe.
Source : Gallica

Charles Virmaître Paris-canard (2e édition) (1888)

Le rédacteur en chef est souvent un homme politique, que le journal a fait arriver à la députation. La plupart de nos députés ont passé par le journalisme.
L'homme aux ciseaux n'a pas cette espérance : il est la cheville ouvrière du journal, il vit obscur, recoit les rebuffades de tout le monde et fait des prodiges de diplomatie pour maintenir l'harmonie entre les rédacteurs.
L'homme aux ciseaux, dit Fernand Giraudeau, assiste à la fabrication de tous les héros de patriotisme, de moralité et d'indépendance.
Il sait comment d'un homme médiocre on fait
un homme de génie
Source : Gallica

Charles Virmaître Paris-canard (2e édition) (1888)

La Libérté ne fut pas, comme beaucoup se le sont imaginé, créée dans un but politique, pour soutenir une idée, défendre un principe. La Liberté fut une affaire, comme la Presse, comme la France, comme tous les journaux créés par Émile de Girardin, car, avant d'être un grand journaliste, Girardin était un grand spéculateur. Sa seule préoccupation était de faire tirer le journal par tous les moyens possibles, honnêtes ou non : l'argent avant tout !
Source : Gallica

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