Résumé

Léon Vingtain De la liberté de la presse : avec un appendice contenant les avertissements… (1860)

L'abus était tel que le président Lamoignon de Malesherbes, adressant le 14 août 1770, au nom de la Cour des aides, des remontrances au Roi, le signalait en ces termes : « Il en résulte, Sire, qu'aucun citoyen dans votre royaume ne peut être assuré de ne pas voir sa liberté sacrifiée à une vengeance; car personne n'est assez grand pour être à l'abri de la haine d'un ministre, ni assez petit pour n'être pas digne de celle d'un commis des Fermes. » La Convention agit pour la liberté individuelle comme pour la liberté de la presse
Source : Gallica

Léon Vingtain De la liberté de la presse : avec un appendice contenant les avertissements… (1860)

Dans l'ordre moral un principe quelconque vient se heurter dans une de ses conséquences contre la déduction d'un autre principe d'une valeur égale, et c'est la connaissance exacte du point précis où chaque vérité doit céder à une vérité contraire qui forme l'ensemble de ce que les hommes ont appelé la sagesse humaine.
L'Assemblée constituante de 1789 était trop sage pour ne pas imposer des limites à la liberté de la presse ; le projet de loi les fixa en vue de la Constitution qui se préparait. Il plaçait en droit, hors des attaques de la presse, la personne royale et les bonnes moeurs.
Source : Gallica

Léon Vingtain De la liberté de la presse : avec un appendice contenant les avertissements… (1860)

La liberté de discussion peut seule l'instruire et la mettre en demeure de se prononcer; or, la discussion peut-elle être libre le jour où les hommes qui composent le gouvernement ont le droit de décider de ce que la presse peut dire et de ce qu'elle doit taire? N'est-il pas de toute évidence qu'ils ne permettront pas d'attaquer leurs actes, et qu'ainsi par la censure ils ressaisiront une omnipotence à laquelle les autres institutions constitutionnelles essayeraient en vain
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature