Victor Bournat, Les Procès de presse depuis la loi du 11 mai 1868 jusqu'au 1er janvier 1869… (1869)
“ En droit, sans doute, disait-il, il n'est plus nécessaire, d'après le décret de 1852, que la publication d'une fausse nouvelle ait été faite de mauvaise foi ou qu'elle soit de nature à troubler la paix publique, mais la portée du texte d'une loi pénale, si général et si absolu qu'il soit, doit trouver sa limite dans le bon sens et les principes du droit criminel ; le propre des lois pénales est de punir les actes nuisibles à la société ou à un de ses membres; en l'absence de tout dommage appréciable et même de tout préjudice moral, il ne se conçoit pas qu'il puisse exister un délit ”
