L.-Raymond-Balthasard Maiseau

Résumé

L.-Raymond-Balthasard Maiseau Manuel de la liberté de la presse… (1819)

Nous entendons que la base de la morale publique , la seule base de l'ordre social, consiste dans ce sentiment religieux qui détermine à rendre au Créateur de l'univers le culte qu'il croit lui devoir, qui fait chercher à chacun dans l'existence de la divinité et d'une vie à venir, la sanction des devoirs qu'il doit remplir dans ce monde. C'est là le sentiment que nous avons exprimé par les mots morale publique ; ce sentiment universel qui a été donné par Dieu même à l'homme en le créant, ce sentiment qu'un incrédule, au milieu de tous ses sophismes, ne peut détruire entièrement en lui-même.
Source : Gallica

L.-Raymond-Balthasard Maiseau Manuel de la liberté de la presse… (1819)

Toute opinion qui a un certain nombre de partisans fait exister un journal qui a pour elle le mérite de la défendre, de lui dire beaucoup de bien d'elle-même, et beaucoup de mal des autres opinions. Or, toute opinion capable de faire exister un journal est capable de le cautionner, quel que soit le taux du cautionnement. Et puisque ce sont les journaux qui constituent les opinions dans la société, et qui sont en quelque sorte leur gouvernement, il est de l'intérêt des partis d'être constitués en eux-mêmes et pour eux-mêmes sur le même plan de la société à laquelle ils appartiennent.
Source : Gallica

L.-Raymond-Balthasard Maiseau Manuel de la liberté de la presse… (1819)

Les tribunaux, qui dans les termes morale publique ne trouveraient pas de quoi punir les outrages à la religion , trouveront dans cette dernière expression la faculté de réprimer ce que le législateur entend réprimer, et cela suffira pour tous les hommes de bon sens. L'orateur termine en disant que s'il est vrai que ce siècle soit plus religieux que le siècle précédent, il faut conserver ce bien et l'étendre; que c'est le moins assurément que la loi, qui gunit si rigoureusement les offenses aux autorités, punisse aussi les outrages contre la base et le fondement de toute autorité.
Source : Gallica

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