Non bis in idem

Définition et enjeux

Edmond Villey Précis d'un cours de droit criminel comprenant l'explication du Code pénal… (1880)

La question est plus difficile à l'égard des décisions des juridictions de jugement. Non pas que le principe soit en lui-même contesté : il est certain que la chose jugée est une cause d'extinction de l'action publique (2) , et la maxime non bis in idem s'impose comme une nécessité d'équité, d'humanité et de raison (3) .
Source : Gallica

Louis Debray Du Concours d'infractions, son influence sur l'application de la peine et sur l'exercice de l'action publique… (1896)

Il est contraire à toute justice que l'homme soit puni deux fois pour un même acte : non bis in idem.
Dans cette hypothèse, l'action publique exercée par le ministère public, pourra se fonder, soit sur l'un, soit sur l'autre des articles du Code pénal, mais la peine applicable au coupable sera celle édictée par le Code pénal, pour le fait prévu par l'article visé dans les actes de poursuite, sans qu'elle puisse être aggravée sous le prétexte que le même fait tombe plusieurs fois sous l'application de la loi pénale.
Source : Gallica

René Garraud Précis de droit criminel... (1881)

La récidive, c'est la rechute dans l'infraction. Mais cette rechute n'est une circonstance aggravante que si elle a lieu après une première condamnation et dans les conditions déterminées par la loi, de telle sorte que le fait d'avoir été déjà condamné est, dans le système de notre législation criminelle, un motif pour aggraver une seconde condamnation. N'est-ce pas infliger une peine à raison d'un fait déjà puni et violer le principe d'éternelle justice : non bis in idem ?
Source : Gallica

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