Louis Debray Du Concours d'infractions, son influence sur l'application de la peine et sur l'exercice de l'action publique… (1896)

Si la peine doit être intimidante pour le coupable et pour ses imitateurs, elle manquera son effet si ce coupable est assuré de l'impunité pour l'une de ses infractions ; au contraire, il n'osera faire le mal et on n'osera l'imiter, si l'on sait qu'à chaque infraction correspondra une peine. L'idée d'expiation appelle également une peine pour chaque infraction, et aussi l'idée de justice morale ; il est juste que chaque faute soit réprimée.
Source : Gallica

Louis Debray Exposer par comparaison les principes qui ont régi en droit romain les obligations contractuelles et les obligations délictuelles… (1896)

Qui peut s'obliger par contrat, qui par délit ? Reprenons notre distinction entre la capacité de droit et de fait.
1. Les individus incapables d'avoir un patrimoine devraient être en principe, incapables de s'obliger, par un contrat dont le but est précisément de servir économiquement à la conservation ou au développement de ce patrimoine. Ils devraient être tous, au contraire, capables d'être obligés par leurs délits, car ils ont tous une personnalité physique qui peut servir d'aliment à la vengeance du créancier.
Source : Gallica

Louis Debray Exposer les principes du droit romain en matière de sûretés réelles et personnelles… (1896)

On peut remarquer que le seul droit réel qu'il soit question de transmettre au créancier comme sûreté de sa créance, c'est le droit de propriété, et non pas un autre droit réel, servitude prédiale ou personnelle. En raison cependant, rien n'empêcherait de concevoir qu'un débiteur constituât au profit de son créancier comme sûreté une servitude réelle ou personnelle dont celui-ci, à l'échéance réaliserait la valeur en argent s'il n'était pas payé.
Source : Gallica

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