Résumé

Louis Debray Du Concours d'infractions, son influence sur l'application de la peine et sur l'exercice de l'action publique… (1896)

Appliquer seulement la peine la plus forte, c'est donner une prime à l'impunité, c'est assurer au coupable la possibilité d'accomplir, sans être inquiété, tous les délits moins graves que celui qu'il a commis. On devra donc, si l'on n'applique pas les deux peines, ne pas se contenter d'une peine unique, la plus forte, mais adopter un système mixte dont le résultat sera de punir l'individu moins sévèrement que si les deux infractions avaient été chacune jugées à temps, mais plus sévèrement que s'il n'en avait commis qu'une, la plus grave.
Source : Gallica

Louis Debray Du Concours d'infractions, son influence sur l'application de la peine et sur l'exercice de l'action publique… (1896)

Il n'est pas juste en effet de punir un individu qui a commis plusieurs infractions sans avoir été averti, après avoir commis la première, du châtiment qu'elle entraînait. Seulement, si cela n'est pas juste, reste à traduire juridiquement pourquoi cela n'est pas juste. C'est ici qu'il faut se défier de systèmes trop précis, inexacts et dangereux.
On pourrait dire que la société, en ne poursuivant pas le coupable pour sa première infraction, a commis une faute dont elle doit supporter les conséquences.
Source : Gallica

Louis Debray Du Concours d'infractions, son influence sur l'application de la peine et sur l'exercice de l'action publique… (1896)

Si la peine doit être intimidante pour le coupable et pour ses imitateurs, elle manquera son effet si ce coupable est assuré de l'impunité pour l'une de ses infractions ; au contraire, il n'osera faire le mal et on n'osera l'imiter, si l'on sait qu'à chaque infraction correspondra une peine. L'idée d'expiation appelle également une peine pour chaque infraction, et aussi l'idée de justice morale ; il est juste que chaque faute soit réprimée.
Source : Gallica

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