Lucien Riboulet

Résumé

Lucien Riboulet Du principe du non cumul des peines (1899)

Le principe du non cumul, en vertu duquel une seule peine est applicable, n'implique, en aucune façon, qu'une seule condamnation doive être prononcée. L'article 365 du Code d'instruction criminelle suppose même que l'accusé est convaincu de plusieurs crimes ou délits. Il ne faut pas confondre l'application de la peine par le juge, c'est-à-dire la condamnation, avec l'application matérielle de la peine ou son exécution. La règle du non cumul s'oppose, exclusivement, à l'application matérielle des diverses peines encourues à raison des délits concurrents.
Source : Gallica

Lucien Riboulet Du principe du non cumul des peines (1899)

Les rédacteurs de notre législation criminelle ont tranché le problème de pénalité que soulève le concours des délits, en ce sens, que le juge doit appliquer la plus grave des peines encourues. Un tel système présente, sans doute, de grands inconvénients : il ne donne satisfaction ni à la justice ni aux exigences de la sécurité sociale ; mais c'est celui du Code et nous devons le respecter.
Ainsi donc, lorsque la peine la plus grave comporte un maximum, le juge reste maître, dans son appréciation, d'atteindre ce maximum ou de s'en tenir à des peines qui lui soient intérieures.
Source : Gallica

Lucien Riboulet Du principe du non cumul des peines (1899)

Le délinquant n'agit, le plus souvent, que sous l'empire d'influences diverses, qui lui enlèvent toute perception nette des notions du bien et du mal, et l'incitent à commettre un acte, dont il ne saisit qu'imparfaitement toute l'importance. Le rôle essentiel de la peine est de faire comprendre à l'agent, selon la force de répression qu'elle implique, l'importance de la faute qui lui est reprochée : un article de Code a, forcément, l'imprécision d'un texte que d'aucuns, malgré la maxime « nul n'est censé ignorer la loi ».
Source : Gallica

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