Résumé

Action publique et action civile… (1935)

A qui appartient l'action civile. — L'action civile appartient à toute personne lésée par une infraction. Le mot appartenir doit s'entendre ici dans toute son étendue : c'est-à-dire que le titulaire de l'action peut en disposer d'une manière absolue, sans toutefois que sa renonciation ou transaction puisse influer sur l'action publique intentée par le ministère public.
Pour pouvoir exercer l'action civile, il faut avoir été lésé par l'infraction, mais il n'est pas nécessaire d'en avoir été la victime, pourvu qu'on en ait éprouvé un préjudice matériel ou moral.
Source : Gallica

Action publique et action civile… (1935)

De l'amnistie. — L'amnistie est un acte du souverain qui a pour résultat l'abolition de l'infraction, de la poursuite, du jugement et de toute condamnation sur l'effet de laquelle il est possible de revenir. Il en résulte que, prononcée avant l'engagement de l'action publique, elle rend celle-ci impossible par la suppression même du fait qui lui sert de base.
L'amnistie n'est pas une mesure isolée : elle s'applique non à la personne des auteurs de l'infraction, mais aux délits commis, quels qu'en soient les auteurs. Il en résulte que ceux-ci ne peuvent renoncer au bénéfice de l'amnistie.
Source : Gallica

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