Pierre-Antoine-Frédéric Malapert

Résumé

Pierre-Antoine-Frédéric Malapert Mémoire à consulter pour M. Rabier… (1873)

Il n'y a pas de théorie à faire sur ce qu'il n'y a pas de délit de diffamation sans personne diffamée ; car il n'y a pas de délit de blessure sans victime ; ce qui se dit de l'un des délits se répète pour l'autre, sans le moindre changement.
Il faut noter que si la poursuite pour délit de diffamation est subordonnée à la plainte du diffamé, celui-ci n'est pas tenu d'assigner et n'est pas tenu d'être partie civile. Le diffamé peut se contenter de déposer une plainte, la loi ne lui demande que de manifester son intention.
Source : Gallica

Pierre-Antoine-Frédéric Malapert Mémoire à consulter pour M. Rabier… (1873)

Le représentant du parquet présent à l'audience a toujours la même qualité et lui seul peut requérir l'application d'une peine. C'est pourquoi nos lois ont établi ce principe qu'il ne pouvait y avoir qu'une poursuite pour un seul fait. Par conséquent s'il est avéré qu'une poursuite a eu lieu pour un fait quelqu'il soit, le ministère public est désarmé pour ce fait et ne peut plus requérir l'application d'une peine nouvelle, ou même, d'une peine se confondant avec l'ancienne, en un mot l'action publique est éteinte.
Source : Gallica

Pierre-Antoine-Frédéric Malapert Mémoire à consulter pour M. Rabier… (1873)

Considérant qu'une semblable théorie, outre ce qu'elle a de contraire à l'esprit de la loi, relativement au droit dont elle investit les particuliers, aurait, si elle était accueillie, cette conséquence étrange d'interdire aux fonctionnaires, aux personnes publiques dont les noms figurent sur la même liste que les leurs, la possibilité de saisir la juridiction supérieure de la Cour d'assises, la seule à laquelle ils puissent recourir dans l'état actuel de la législation par ce seul motif que la juridiction correctionnelle aurait été déjà saisie de la connaissance des faits incriminés.
Source : Gallica

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