J.-A. Rey, Procès politique d'Oran. Pourvoi en cassation… (1851)
“ On sait que dans le langage du droit, le mot délit comprend quelquefois dans sa généralité les crimes et même les simples contraventions ; mais le mot crime est toujours restreint aux faits punis de peines afflictives et infamantes. Ainsi, pour les délits politiques, disons-le, un homme de bonne foi ne peut contester qu'il n'en est pas question dans l'article 10; le tribunal d'Oran et la cour d'Alger auraient dû le reconnaître et se borner à soutenir qu'ils avaient plénitude de juridiction en matière criminelle ; c'est le seul argument en faveur de leur compétence ”
