Résumé

Albert Vincent Affaire du "Devoir" contre M. Choppin… (1873)

Nous avons des lois qui affirment la liberté des citoyens, nous avons des constitutions et des lois qui proclament, consacrent, garantissent le grand principe de la propriété, qui le placent sous la protection de votre justice; et lorsque, usurpant une autorité qui ne leur appartient pas, des fonctionnaires coupables ont saisi un journal sans motif et sans droit, attenté à la liberté des citoyens et mis la main sur une propriété privée, il leur suffirait pour être indemnes de venir vous dire qu'ils sont fonctionnaires et qu'ils déclinent votre compétence.
Source : Gallica

Albert Vincent Affaire du "Devoir" contre M. Choppin… (1873)

Et cependant la démocratie, forte de la loi, n'a point défendu la propriété violée par l'abus du pouvoir et de la force; elle n'a point relevé la provocation qu'on lui jetait. En face de ce défi, la population tout entière est restée calme. Elle est restée calme, parce qu'elle savait que le Devoir s'adresserait à votre tribunal, et qu'après l'heure vexatoire de l'arbitraire, l'heure malsaine de la force, viendrait l'heure réparatrice de la justice. Cette heure a été bien lente à venir , et lorsqu'elle est enfin arrivée, on nous dit que votre juridiction est incompétente!
Source : Gallica

Albert Vincent Affaire du "Devoir" contre M. Choppin… (1873)

Qu'il suffise aujourd'hui de constater qu'en tous les temps et à toutes les époques, aux heures les plus despotiques de ce siècle,il y a des lois protectrices de la liberté et de la propriété des citoyens!
La loi de 1819, qui certes n'est pas un modèle de libéralisme, subordonnait le pouvoir de saisir un écrit à la nécessité de poursuivre dans les dix jours. On ne l'a pas fait pour le Devoir, on ne l'a poursuivi ni devant une cour d'assises, ni devant un tribunal, ni devant un conseil de guerre, on ne l'a pas poursuivi parce que l' on n'a pas osé le faire.
Source : Gallica

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