Albert Vincent,  Des Indemnités dues à la propriété privée par suite de la guerre (1871)

“ Toujours un État doit suivre le sentier de la justice, et, en le faisant, toujours il suit ses véritables intérêts. Pour se convaincre de cette vérité, ne suffirait-il pas de considérer ce qu'il nous en coûte pour avoir oublié le devoir, pour suivre ce qui nous paraissait notre intérêt ?
En indemnisant les particuliers lésés dans leur propriété, l'État prend sur lui une charge, et, au premier abord, semble faire un acte contraire à son intérêt. Mais, d'un autre côté, il s'acquitte d'une dette, et, nous pouvons en croire la sagesse des nations : « qui paie ses dettes s'enrichit. »
”
Source : Gallica

Albert Vincent,  M. le duc d'Aumale, représentant du peuple (1872)

“ L'exemple d'un manquement à un devoir est toujours, de quelque personne qu'il vienne, un exemple fâcheux, et s'il vient d'un représentant et d'un législateur, il peut produire les plus funestes effets, les plus déplorables résultats sur la moralité publique. Il ne serait peut-être pas juste de dire que l'absence de M. le duc d'Aumale a été à tous égards sans influence. Il n'est malheureusement que trop de représentants qui cherchent en lui leur chef, et qui attendent ses actes pour régler sur la sienne leur propre attitude. ”
Source : Gallica

Albert Vincent,  Affaire du "Devoir" contre M. Choppin… (1873)

“ Nous avons des lois qui affirment la liberté des citoyens, nous avons des constitutions et des lois qui proclament, consacrent, garantissent le grand principe de la propriété, qui le placent sous la protection de votre justice; et lorsque, usurpant une autorité qui ne leur appartient pas, des fonctionnaires coupables ont saisi un journal sans motif et sans droit, attenté à la liberté des citoyens et mis la main sur une propriété privée, il leur suffirait pour être indemnes de venir vous dire qu'ils sont fonctionnaires et qu'ils déclinent votre compétence. ”
Source : Gallica

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