Résumé

Albert Vincent M. le duc d'Aumale, représentant du peuple (1872)

Investi par ses concitoyens de la dignité de représentant du peuple, M. le duc d'Aumale n'a, dans l'année qui vient de s'écouler, rien fait pour remplir la mission que le peuple lui a confiée. Il a eu le tort, pour faciliter l'abrogation des lois qui frappaient sa famille, d'abdiquer des droits qui ne lui appartenaient pas, des intérêts qu'il avait pour devoir de défendre. Il a le tort non moins grave, ne pouvant plus par sa faute remplir son mandat, de demeurer un obstacle à l'exercice des droits et aux plus légitimes intérêts du peuple.
Source : Gallica

Albert Vincent M. le duc d'Aumale, représentant du peuple (1872)

L'exemple d'un manquement à un devoir est toujours, de quelque personne qu'il vienne, un exemple fâcheux, et s'il vient d'un représentant et d'un législateur, il peut produire les plus funestes effets, les plus déplorables résultats sur la moralité publique. Il ne serait peut-être pas juste de dire que l'absence de M. le duc d'Aumale a été à tous égards sans influence. Il n'est malheureusement que trop de représentants qui cherchent en lui leur chef, et qui attendent ses actes pour régler sur la sienne leur propre attitude.
Source : Gallica

Albert Vincent M. le duc d'Aumale, représentant du peuple (1872)

Veiller à préserver de toute atteinte le précieux dépôt des droits et des intérêts de la nation confiés à ses soins, mettre au service de la patrie son expérience, ses lumières, ses travaux et toute son âme, concourir de sa parole aux délibérations, de son vote aux résolutions, voilà quel est dans tous les temps le devoir du représentant d'un peuple libre. Ce devoir, les circonstances qui ont appelé M. le duc d'Aumale à l'honneur de représenter son pays avaient encore ajouté à son importance.
Source : Gallica

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