Philippe-Louis Bourdonné

Résumé

Philippe-Louis Bourdonné Simples notions d'économie gouvernementale… (1871)

Oui, en soi, une République sage et modérée est une admirable institution, mais c'est un bienfait des dieux qu'il faut avoir mérité, et nous, courbés sous le poids des chaînes forgées et rivées par nos mille et un besoins matériels, pouvons-nous nous élever jusqu'à elle? Certes, la République est digne d'un peuple généreux, brave et enflammé de l'amour de la patrie, mais sommes-nous dignes de la République? Là est la question.
Légitimus s'extasie sur la stabilité de la royauté de droit divin et sur le calme qui en résulte.
Source : Gallica

Philippe-Louis Bourdonné Simples notions d'économie gouvernementale… (1871)

De ce que la souveraineté populaire n'oblige pas d'une manière irrévocable les générations à venir, il ne suit nullement que ces générations ne reconnaîtront pas l'hérédité, surtout quand une saine appréciation des choses leur aura fait comprendre ce qu'elle est en réalité : d'abord pour le prince un motif de ne pas se jouer de l'affection des peuples, ensuite pour les peuples, une mesure qui, comme l'inamovibilité des juges, a pour objet, non un privilége du pouvoir, mais l'intérêt bien entendu du pays.
Source : Gallica

Philippe-Louis Bourdonné Simples notions d'économie gouvernementale… (1871)

Si au lieu du chiffre de contributions invariablement fixé qui, de 1830 à 1848, assurait la primauté à la fortune, et qui malheureusement augmenta la soif de l'or chez les hommes de l'époque, on eût conconsenti à l'abaissement graduel de la somme exigée pour parvenir à l'électorat, le niveau de l'éducation populaire s'élevant en même temps que se serait abaissé l'impôt politique, on eût passé sans secousse de la fiction du pays légal avec ses trois cent mille censitaires au pays vrai, avec ses millions d'électeurs, et l'on nous eût épargné deux révolutions.
Source : Gallica

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