Résumé

Albert Vincent Des Indemnités dues à la propriété privée par suite de la guerre (1871)

Toujours un État doit suivre le sentier de la justice, et, en le faisant, toujours il suit ses véritables intérêts. Pour se convaincre de cette vérité, ne suffirait-il pas de considérer ce qu'il nous en coûte pour avoir oublié le devoir, pour suivre ce qui nous paraissait notre intérêt ?
En indemnisant les particuliers lésés dans leur propriété, l'État prend sur lui une charge, et, au premier abord, semble faire un acte contraire à son intérêt. Mais, d'un autre côté, il s'acquitte d'une dette, et, nous pouvons en croire la sagesse des nations : « qui paie ses dettes s'enrichit. »
Source : Gallica

Albert Vincent Des Indemnités dues à la propriété privée par suite de la guerre (1871)

Comment, dira-t-on, mettre à la charge de l'État une dette si considérable que le serait le montant de toutes les indemnités dues à la propriété privée, alors que la fortune de l'État est si compromise et qu'une dette considérable va s'ajouter à celles du passé? C'est toujours la même idée à combattre alors qu'il s'agit de l'État: faire prédominer l'intérêt sur les principes de la justice.
Source : Gallica

Albert Vincent Des Indemnités dues à la propriété privée par suite de la guerre (1871)

Rien n'est-il dû à ceux qui ont été frappés dans leur propriété ? Suffira-t-il d'un secours hors de proportion avec le désastre, et distribué aux particuliers lésés comme aumône que l'humanité fait accorder aux victimes d'un malheur dont personne ne saurait être responsable? Ne faut-il pas aller plus loin ? Les particuliers lésés n'ont-ils pas vis à vis de l'État DROIT à une indemnité? L'Assemblée nationale, faisant les comptes de cette triste guerre, ne devra-t-elle pas enregistrer, à côté des pertes éprouvées par la fortune publique, celles de la fortune privée ?
Source : Gallica

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