Résumé

Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Henry George et son système

Quand nous frappons d’impôt la maison, les moissons, les outils, le capital ou n’importe quelle richesse, sous quelque forme que ce soit, nous dépossédons les membres de la société de ce qui, en droit, doit être considéré comme leur propriété, nous violons le droit de propriété (et au nom de la loi nous nous livrons au pillage) . Tandis qu’en grevant d’un impôt les valeurs foncières, nous prenons à un membre de la société ce qui appartient, non à lui, mais à la société, et ce qui ne saurait être abandonné à l’individu sans léser les intérêts des autres membres.
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Pour toutes ces raisons, nous considérons comme une mesure salutaire l’établissement d’un impôt unique sur la terre. Nous ne pensons pas qu’une telle organisation modifie la nature humaine ; ce n’est pas en notre pouvoir ; mais nous estimons qu’elle créera les conditions dans lesquelles la nature humaine pourra développer tout ce qu’il y a en elle de meilleur, au lieu de développer, comme actuellement, ses instincts les plus mauvais. Elle rendra possible un accroissement de richesse que nous ne pouvons même pas nous imaginer. Elle garantira l’équité dans la répartition des richesses.
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Les gouvernements et les classes dirigeantes, sachant que la propriété de la terre, leur donne une situation prédominante dans la société, font semblant de se soucier du bonheur du peuple : ils instituent des caisses ouvrières le contrôle du travail, l’impôt sur le revenu, ils décrètent même la journée de huit heures, mais ils évitent avec soin de soulever la question de la propriété foncière et avec l’appui de cette science qui démontre si facilement tout ce qu’ils désirent, les gouvernants affirment que l’expropriation foncière serait inutile, nuisible, impossible.
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